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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Gregory : les avocats de Murielle Bolle veulent faire annuler sa mise en examen

jeudi 30 novembre 2017 à 15:16 Par Blandine Costentin, France Bleu Bourgogne, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Les avocats de Murielle Bolle vont déposer ce vendredi à Dijon une requête pour faire annuler sa mise en examen pour "enlèvement suivi de mort" dans l'affaire Grégory. Ils contestent aussi les conditions dans lesquelles s'est tenue sa première garde à vue, en 1984.

Les avocats de Murielle Bolle, Mes Teissonnière et Ballorin contestent la mise en examen de Murielle Bolle.
Les avocats de Murielle Bolle, Mes Teissonnière et Ballorin contestent la mise en examen de Murielle Bolle. © AFP - Philippe Desmazes

Dijon, France

Après sa remise en liberté en août dernier, Murielle Bolle demande l'annulation de sa mise en examen pour "enlèvement suivi de mort" dans l'affaire Grégory. Ses avocats ont annoncé qu'ils déposeraient ce vendredi une requête devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon. A 48 ans, Murielle Bolle est un personnage clé du dossier. Elle est soupçonnée d'avoir participé à l'enlèvement du petit garçon de 4 ans, le 16 octobre 1984. Mais Me Ballorin et Me Teissonnière estiment que la mise en examen ne tient pas, en "l'absence d'indices graves et concordants".

Tout gardé à vue a le droit de se taire

Cette requête s'accompagne d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui porte, elle, sur "la validité de la garde à vue" de Murielle Bolle en 1984. Elle était âgée de 15 ans et n'avait pas été assistée par un avocat, la loi ne l'imposant pas à l'époque. Au cours de cette garde à vue, l'adolescente avait accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt de Grégory Villemin, retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter. 

Pour Me Ballorin, "outre la présence d'un avocat, tout gardé à vue a le droit de se taire et, pour un mineur, le droit d'être assisté par une personne de la famille".

Les avocats de Murielle Bolle sont prêts à aller jusqu'en cassation

Selon les avocats de Murielle Bolle, la cour d'appel de Dijon devrait attendre le résultat de la QPC avant de se prononcer sur la demande d'annulation de la mise en examen. Sur ce point, les défenseurs se disent prêts à aller jusqu'au bout.

Trois personnes sont actuellement mises en examen dans cette affaire vieille de 33 ans mais relancée en juin 2017 : outre Murielle Bolle, la grand-tante du petit Grégory, Jacqueline Jacob, et son époux Marcel, poursuivis pour enlèvement et séquestration suivis de mort. Murielle Bolle est sous contrôle judiciaire, avec obligation de résider dans un département éloigné de son domicile vosgien. Jacqueline Jacob, 73 ans, a été autorisée le 20 novembre par la chambre de l'instruction à rentrer chez elle. Marcel Jacob doit être entendu ce lundi. Il veut aussi demander l'allègement de son contrôle judiciaire, qui le prive de contacts avec son épouse.