Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : Marcel Jacob "au bord du gouffre" selon son avocat

Par Angeline Demuynck et Claudine Cunat, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu mercredi 13 septembre 2017 à 18:14

Maitre Stéphane Giuranna est l'avocat des époux Jacob
Maitre Stéphane Giuranna est l'avocat des époux Jacob © Radio France - Claudine Cunat

L'avocat du grand-oncle de Grégory Villemin demande à la justice d'accélérer la procédure. Selon Me Stéphane Giuranna, Marcel Jacob, mis en examen et incarcéré mi-juin pour enlèvement et séquestration, est "au bout du rouleau".

Marcel Jacob est un "homme au bord du gouffre". C'est le message délivré ce mercredi par l'avocat du grand-oncle de Grégory Villemin. Le Vosgien de 72 ans, mis en examen à la mi-juin pour l'enlèvement du petit garçon le 16 octobre 1984, "est au bout du rouleau", assure Me Stéphane Giuranna qui l'a quotidiennement au téléphone.

Le septuagénaire a été interpellé avec son épouse à Aumontzey, dans les Vosges et placé sous strict contrôle judiciaire. Depuis il n'a jamais pu s'expliquer, souligne Me Stéphane Giuranna : dans cette affaire, on n'a même pas été capable en 3 mois d'entendre une seule fois Marcel Jacob. Ce n'est pas normal. Il est hors de question que je laisse la justice jouer le pourrissement de la situation parce que pendant qu'elle essaie de sauver son image, elle détruit la vie d'un homme. Soit la justice a des éléments et elle nous juge, soit elle n'en a pas et elle prononce un non lieu général", dit-il.

Marcel Jacob est en train de mourir à petit feu"

"Cela fait 3 mois qu'il a été arraché à sa vie. C'est un homme qui a plus de 72 ans, qui a toujours vécu dans la même ville, toujours travaillé, on est venu le chercher un matin, on l'a placé en garde à vue [...] et ensuite on lui a dit vous allez vivre à plusieurs centaines de kilomètres de chez vous. Il va très mal aujourd'hui", avertir l'avocat.

Je ne laisserai pas Marcel Jacob devenir la nouvelle victime de la justice".

Me Giuranna a envoyé la semaine dernière un courrier à la présidente de la chambre de l'instruction de Dijon pour demander la modification du contrôle judiciaire de son client et lui permettre de rentrer chez lui. Si la justice ne lui accorde pas, "dans quelques mois, si l'affaire n'a pas avancé, il rentrera chez lui quoiqu'il arrive", met en garde Me Giuranna.