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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : Murielle Bolle confrontée au témoignage de son cousin

jeudi 27 juillet 2017 à 17:11 - Mis à jour le vendredi 28 juillet 2017 à 14:00 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Alsace, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Une nouvelle étape dans l'affaire de la disparition du petit Grégory. Ce vendredi, une confrontation est organisée à Dijon entre Murielle Bolle, mise en examen, et l'un de ses cousins germains, qui n'avait jamais parlé jusque-là et qui est allé témoigner chez les gendarmes au mois de juin.

Murielle Bolle à l'époque du procès Villemin
Murielle Bolle à l'époque du procès Villemin © Maxppp - PK

Dijon, France

C'est une journée que Murielle Bolle et ses avocats attendent avec impatience. Ce vendredi à Dijon, dans le bureau de la présidente de la chambre d'instruction de la cour d'appel, il y aura une confrontation entre celle qui avait 15 ans à l'époque de la disparition du petit Grégory, et l'un de ses cousins germains. Un témoin qui est apparu dans l'affaire il y a seulement quelques semaines.

Les deux versions de Murielle Bolle

C'est le lendemain de l'interpellation des époux Jacob que ce cousin s'est décidé à aller voir les gendarmes. Il raconte qu'il sait pourquoi Murielle Bolle s'est rétractée dans le bureau du juge à l'époque. Dans une première version, elle explique aux gendarmes que le jour de la disparition de Grégory, son beau-frère, Bernard Laroche, est venu la chercher en voiture à la sortie du collège, qu'il est ensuite allé chercher un petit garçon qu'elle ne connaissait pas, qu'il est sorti de la voiture avec cet enfant et qu'il est revenu seul. Mais quelques jours plus tard, dans le bureau du juge Lambert, elle se rétracte. Depuis, elle maintient sa dernière version des faits : elle n'est jamais montée dans la voiture de Bernard Laroche, elle a pris le car scolaire ce jour-là.

Un témoignage controversé

Son cousin affirme quant à lui qu'elle a été passée à tabac par sa famille, entre ses explications aux gendarmes et sa déposition dans le bureau du juge. Il raconte avoir été un témoin direct de la scène, le soir du 5 novembre 1984. Son avocat Jean-Christophe Tymoczko explique que " ce qu'il voudrait c'est qu'enfin la vérité émerge. Il affirme haut et fort que ce revirement de Murielle Bolle est lié aux pressions dont elle a fait l'objet. " Une histoire qu'il n'a jamais raconté aux enquêteurs à l'époque. Et qui est remise en cause par les avocats de Murielle Bolle. Ils estiment que certains détails ne collent pas à la réalité et comptent bien le démontrer.

Ce vendredi, Murielle Bolle et son cousin, qui n'ont pas eu de contacts depuis la mort de Grégory Villemin, vont se retrouver face à face dans le bureau du juge. " Mais l'objectif ce n'est pas d'instaurer une discussion entre les deux ", précise Emilie Baudry, l'une des avocates dijonnaises de Murielle Bolle. C'est la présidente de la chambre d'instruction et les avocats qui poseront des questions à l'un et à l'autre, et ils y répondront chacun leur tour.

En attendant, Murielle Bolle est en prison à Dijon. Ses avocats ont déposé une demande de remise en liberté qui sera étudiée le 4 août par la chambre d'instruction. Emilie Baudry, qui est allée lui rendre visite la semaine dernière affirme qu'elle " va mal. C'est très dur pour elle d'être seule, les journées sont très longues, elle a beaucoup de mal à trouver le sommeil. " Ce qui va ressortir de cette confrontation pèsera très probablement dans la décision de la laisser ou non en détention provisoire.