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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : Murielle Bolle entame une grève de la faim en prison d'après son avocat

jeudi 6 juillet 2017 à 15:24 - Mis à jour le jeudi 6 juillet 2017 à 17:34 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Alsace, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Murielle Bolle, la belle-soeur de Bernard Laroche, mise en examen pour enlèvement suivi de la mort dans l'affaire du petit Grégory, a commencé une grève de la faim en prison ce jeudi midi. Elle est en détention provisoire à Dijon depuis le 29 juin et elle dénonce ses conditions de détention.

Murielle Bolle est en détention provisoire depuis une semaine, à Dijon.
Murielle Bolle est en détention provisoire depuis une semaine, à Dijon. © Maxppp -

Dijon, France

Murielle Bolle, qui avait 15 ans au moment de la mort de Grégory Villemin, est en détention provisoire à la maison d'arrêt de Dijon depuis le 29 juin. D'après son avocat dijonnais Christophe Ballorin, elle a commencé ce jeudi midi une grève de la faim, "à la fois pour clamer son innocence et pour dénoncer ses conditions de détention". Ce jeudi midi pourtant, la maison d'arrêt de Dijon n'avait pas été mise au courant par la détenue, alors qu'une grève de la faim demande une organisation avec la direction et le médecin de l'unité sanitaire.

Dans cette affaire, Murielle Bolle est mise en examen pour enlèvement suivi de la mort. À l'époque des faits, en 1984, elle avait d'abord raconté aux gendarmes qu'elle était dans la voiture de Bernard Laroche quand il aurait enlevé le petit garçon. Mais quelques jours plus tard, elle est revenue sur ses déclarations, et n'a jamais changé de discours depuis. Il y a 32 ans, des témoins avaient raconté avoir entendu Murielle se faire passer à tabac par sa famille après sa garde à vue. Une version des faits réaffirmée ces jours-ci par un cousin germain, mais contestée par les avocats de Murielle Bolle qui attendent une confrontation avec ce fameux cousin.

Elle ne peut pas sortir pour aller se doucher, sans être insultée et menacée de mort

En attendant, Murielle Bolle est en prison. La liberté sous contrôle judiciaire n'a pas été acceptée, au motif que le domicile que lui avaient trouvé ses avocats était chez un membre de sa famille. Et la présidente de la chambre d'instruction veut à tout prix éviter les concertations. Mais d'après Christophe Ballorin, sa détention ne se passe pas bien : "on a dû la mettre à l'isolement pour la protéger, elle ne peut pas sortir de sa cellule, elle ne peut pas aller en promenade, elle ne peut pas sortir tranquillement pour aller à la douche sans être insultée et menacée de mort."

Une source pénitentiaire précise que l'isolement en prison est une mesure prise par anticipation pour les détenus médiatiques. Mais que Murielle Bolle a les mêmes droits que les autres détenus en matière de promenade, d'accès aux activités. Cette source précise aussi que les insultes en prison ne sont pas forcément plus virulentes que celles qui pourraient avoir lieu en milieu ouvert, dans son village par exemple.

Les avocats lancent un appel pour trouver un hébergement

Pour faire une nouvelle demande de libération sous contrôle judiciaire, les avocats de Murielle Bolle doivent lui trouver un nouvel hébergement susceptible d'être validé par la Cour. Christophe Ballorin "lance un appel à un diocèse, une congrégation, une association sérieuse près de Dijon qui pourrait accueillir Murielle Bolle. Je crains pour sa vie, elle m'a indiqué qu'elle avait des pensées suicidaires.

On veut la mettre sous pression

Murielle Bolle ne peut pas recevoir de visites de sa famille ou de ses enfants. "Très clairement, on veut la mettre sous pression. Murielle Bolle pour l'accusation, c'est une pièce de puzzle, un chaînon manquant entre Bernard Laroche et les époux Jacob. C'est une technique ignoble, on la met sous pression pour la faire parler".

  - Visactu
© Visactu -

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