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Affaire Guérini : "Mon frère restera toujours mon frère" déclare l'ex-patron du PS marseillais

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Par , , France Bleu Provence, France Bleu

Le procès de "l'affaire Guérini" s'est ouvert ce lundi matin devant le tribunal correctionnel de Marseille. Une première journée marquée par la prise de parole de Jean-Noël Guérini et l'évocation de ses relations avec son frère Alexandre.

Jean-Noël Guérini à son arrivée au tribunal judiciaire de Marseille ce lundi matin
Jean-Noël Guérini à son arrivée au tribunal judiciaire de Marseille ce lundi matin © Maxppp - David Rossi

C'était prévisible. Le procès de Jean-Noël Guérini, de son frère Alexandre Guérini et de huit autres prévenus rassemble beaucoup de monde et notamment beaucoup de journalistes ce lundi au tribunal correctionnel de Marseille. Face à l'affluence attendue, ce sont deux salles d'audience qui sont prêtes. La première, où ont lieu les débats, est pleine : 70 personnes, prévenus, avocats, journalistes... La deuxième permet de suivre les débats à distance. 

René, un Marseillais,ancien gilet jaune, qui attendait ce procès depuis longtemps
René, un Marseillais,ancien gilet jaune, qui attendait ce procès depuis longtemps © Radio France - Laurent Grolée

"Ça fait plusieurs années que je n'ai plus de relation avec mon frère , mais ... mon frère restera toujours mon frère" - Jean-Noël Guérini

A son arrivée au tribunal, Jean-Noël Guérini, 70 ans, reste silencieux. Visage caché derrière un masque chirurgical, vêtu d'une chemise et d'une cravate bleue, l'ancien président PS du département des Bouches-du-Rhône passe les portiques de sécurité sans un mot pour les nombreux médias. Il s'engouffre dans la salle d'audience dès son ouverture. Son frère Alexandre lui succède quelques minutes plus tard, sans faire plus de commentaires.

Au premier jour de ce procès, Alexandre et Jean-Noël Guérini sont assis pratiquement côte à côte, mais les deux frères n'échangent pas à un mot ni même un regard. Cependant, quand il est demandé à la barre à Jean-Noël Guérini l'état de ses relations avec son cadet, la réponse est grandiloquente : "ça fait plusieurs années que je n'ai plus de relation avec mon frère , mais ... mon frère restera toujours mon frère".

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La nostalgie de la famille Guérini

Devant la cour, l'ancien président du département évoque son enfance dans une famille modeste mais emprunte des valeurs de travail et de droiture ."Quand j'ai quitté l'école à 16 ans, mon père m'a mis un marteau piqueur dans les mains pour m'apprendre ce que c'est que le travail". Quelques minutes avant lui, son frère Alexandre parle avec la même nostalgie de ces années, cité des Catalans. Il parle de "maman et de papa", de cette enfance dans un petit appartement où dit qu' "il n'y avait que de l'amour". Ses études de droit à Aix-en-Provence ? "Le droit ne me plaisait pas" répond Alexandre, et la salle sursaute. Un peu plus tard la présidente lui demande pourquoi n'a t-il pas été comme son frère, tenté par la politique. Réponse : "On peut faire de la politique sans avoir un mandat électif". Alexandre Guérini sème le trouble.

Prise illégale d'intérêt

Sur le banc des prévenus, les frères Guérini sont entourés de neuf autres personnes (élu, fonctionnaires territoriaux, dirigeants d'entreprises) ainsi que la société SMA Environnement d'Alexandre Guérini. Deux des prévenus étaient absents ce lundi à l'ouverture du procès. Jean-Noël Guérini, actuel sénateur PS comparaît pour prise illégale d'intérêt. La justice lui reproche d'avoir préempté un terrain à la Ciotat au profit de son frère, en charge de l'exploitation d'une décharge.

Le département des Bouches-du-Rhône, aujourd'hui dirigé par la droite avec Martine Vassal, s'est notamment constitué partie civile. 

Jean-Noël Guérini, 70 ans, risque cinq ans de prison, 500.000 euros d'amende et une éventuelle peine d'inéligibilité. Alexandre Guérini, encourt 10 ans de prison, 750.000 euros d'amende, et l'interdiction d'exercer une profession commerciale ou industrielle ou de gérer une entreprise.

Le procès doit durer quatre semaines pour se terminer le 9 avril.

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