Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Affaire Inès : la jeune fille en état végétatif à Nancy est décédée suite à l'arrêt des soins

jeudi 21 juin 2018 à 14:58 - Mis à jour le jeudi 21 juin 2018 à 15:11 Par Cédric Lieto, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Inès, une adolescente de 14 ans victime d'une maladie auto-immune et plongée dans un état végétatif, est décédée au CHU de Nancy ce jeudi, quelques heures après l'arrêt des soins décidé par les médecins et validé par la justice.

Inès, est décédée suite à l'arrêt des soins
Inès, est décédée suite à l'arrêt des soins © Maxppp - Alexandre Marchi

Nancy, France

Inès, une adolescente de 14 ans, dans le coma depuis un an, dans un état végétatif est décédée ce jeudi au CHRU de Nancy, à la mi-journée. L'information a été confirmée par les avocats des parents et une source hospitalière. La jeune fille, dans le coma suite à une maladie neuromusculaire auto-immune est décédée au surlendemain de l'arrêt des soins mis en place par l'équipe médicale. Une décision validée par la justice à plusieurs reprises.

C'est l'épilogue d'un combat judiciaire de plusieurs mois : les parents avaient contesté la procédure d'euthanasie passive devant le tribunal administratif, la cour d'appel, le Conseil d'Etat et la Cour européenne des droits de l'Homme. La décision du corps médical, appuyée par plusieurs expertises avaient donné raison aux équipes du CHRU de Nancy.

"Gâchis"

L'avocat de la famille, Me Bernard-Marie Dupont décrit un "gâchis énorme" : 

Il y a eu de l'incompréhension, des recours, des dialogues impossibles, beaucoup de violences dans l'émotion, dans l'affectif. On ne pouvait pas imaginer un départ d'Inès dans des conditions sereines. Il n'y a pas de gagnant, tout le monde est perdant. Inès, évidemment, ses parents mais je suis convaincu que l'équipe de soin, le CHRU est abîmé par cette affaire. Ca s'est passé dans le conflit, l'incompréhension."

Pour l'avocat des parents d'Inès, cette affaire prouve que la loi Léonetti qui encadre la fin de vie est "mal écrite". Un avocat qui ne sait pas pour l'instant si les parents souhaitent poursuivre le CHRU pour l'arrêt des soins ou la prise en charge de l'adolescente.