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Faits divers – Justice

Jacqueline Sauvage graciée par François Hollande

dimanche 31 janvier 2016 à 19:00 - Mis à jour le dimanche 31 janvier 2016 à 19:43 Par Germain Arrigoni, France Bleu Orléans et France Bleu

François Hollande a accordé dimanche à Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent, une "remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement" qui lui "permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle".

Jacqueline Sauvage, lors de son procès en appel
Jacqueline Sauvage, lors de son procès en appel © Maxppp

Il a dit oui. François Hollande a accordé dimanche une "remise gracieuse" de peine à Jacqueline Sauvage, condamnée à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari qui la battait depuis des années.  

"Le président de la République a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle, rendre possible, dans les meilleurs délais, le retour de Mme Sauvage auprès de sa famille", a déclaré la présidence dans un communiqué, précisant que la remise de peine "de 2 ans et 4 mois" portait aussi sur "l'ensemble de la période de sûreté qu'il lui reste à accomplir".

AUDIO. La réaction de Carole Marot, l'une des filles de Jacqueline Sauvage.

Carole Marot

Jointe par France Bleu Orléans, l'une des filles de Jacqueline Sauvage s'est réjouie de cette nouvelle. "Je suis très heureuse (...) c'est génial", a réagi Carole Marot. Et d'ajouter : "On va pouvoir récupérer notre mère (...) vivre tranquille, librement et tourner la page".

On va pouvoir récupérer notre mère

— L'un des filles de Jacqueline Sauvage

Deuxième grace de François Hollande

Une décision qui intervient alors que le président de la République avait reçu ses filles et ses avocates vendredi à l'Elysée. "Il les avait écoutées longuement et avait décidé de se laisser le temps de la réflexion, en fait le week-end. Il a consulté le garde des Sceaux (Jean-Jacques Urvoas) et a échangé avec le Premier ministre (Manuel Valls). Il a à nouveau reçu ce dimanche à 18h les avocates de Jacqueline Sauvage pour leur annoncer sa décision", a déclaré à l'AFP l'entourage de François Hollande.

L'article 17 de la Constitution autorise le président de la République à exercer le droit de grace. Mais l'entourage de M. Hollande avait rappelé récemment qu'il n'était, par principe, pas favorable à la grâce présidentielle. Il ne l'a d'ailleurs exercée qu'une seule fois, en permettant la libération conditionnelle, en janvier 2014, du plus ancien détenu de France, Philippe El Shennawy, sans éteindre sa peine.