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Faits divers – Justice

Affaire Kamel Kerrar à Douai: une plainte déposée par sa famille pour "destruction de preuves".

mardi 26 mars 2019 à 18:53 Par Sophie Morlans, France Bleu Nord

Les proches de Kamel Kerrar, retrouvé mort dans la Scarpe à Douai en 2014, ont déposé une plainte pour "destruction ou modification des preuves d'un crime". Deux éléments de l'enquête ont effet disparu: les vêtements de la victime et une lettre anonyme envoyée à l'époque au Procureur de Douai.

La famille de Kamel Kerrar veulent que la lumière soit faite sur les conditions exactes de sa mort
La famille de Kamel Kerrar veulent que la lumière soit faite sur les conditions exactes de sa mort © Radio France - Odile Senellart

Douai, France

Leur combat dure depuis plus de 4 ans. Les proches de Kamel Kerrar, cet homme de 41 ans retrouvé dans la Scarpe à Douai, le 26 décembre 2014, pieds et mains liés, espèrent toujours connaître la vérité sur sa mort. Une nouvelle étape vient d'être franchie: ils ont déposé lundi 25 mars une plainte auprès du Procureur de la République de Douai, pour "destruction ou modification des preuves d'un crime".   Deux éléments clés de l'enquête sont en effet inutilisables: les vêtements que portait Kamel Kerrar le jour où il a été retrouvé et une lettre anonyme adressée à la justice.

Ces vêtements avaient été mis à sécher par les policiers dans la chaufferie du commissariat de Douai, mais les fonctionnaires les auraient ensuite jetés. Pourtant, selon l'avocat de la famille Kerrar, Damien Legrand, ils auraient pu fournir des éléments capitaux. "Il y avait là un pantalon avec des poches, qui pouvaient contenir des documents, un blouson également, et un pull. Autant d'occasions de trouver des preuves, notamment en termes d'ADN". 

Autre pièce manquante au dossier, cette lettre anonyme envoyée peu après la mort de Kamel Kerrar au Procureur de le République de Douai. "Il ne reste aujourd'hui qu'une copie. L'enveloppe et la lettre originale ont disparu. Avec des relevés d'empreinte , on aurait peut-être pu remonter jusqu'à l'auteur" déplore l'avocat.

La famille du quadragénaire dénonce les erreurs qui n'ont cessé de s'accumuler depuis le début de l'enquête, parce que la police pensait au départ à un suicide. "Un corps qui a été retrouvé sans que l'on soit averti, alors que nous avions signalé sa disparition, des habits volatilisés. Tout ça n'est pas normal. Ce qu'on veut depuis le départ, c'est la seule vérité.", souligne Abdelhafid Kerrar, l'un des frères de Kamel.
Ces proches ont tout de même repris espoir, depuis qu'une juge d'instruction a rouvert le dossier, en 2016, l'enquête pour "homicide volontaire" avance enfin. Elle est confiée désormais à deux services de police à Douai et Lille et plusieurs personnes ont été entendues. Selon l'avocat de la famille, certaines, considérées au départ comme simples témoins, sont maintenant dans le viseur des enquêteurs en tant que suspects. "Mais on sait que les enquêtes criminelles avancent surtout avec ce qui est fait au moment de la découverte du corps. Ce sont malheureusement des moments perdus que l'on ne rattrapera pas", déplore Damien Legrand.