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Affaire Karachi : l'ancien maire de Fréjus François Léotard a "honte pour la justice française"

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Par , France Bleu Provence

Dans le dossier de l'affaire Karachi, la Cour de justice de la République relaxe ce jeudi l'ancien Premier ministre Edouard Balladur mais condamne son ex-ministre de la Défense François Léotard à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 100.000 euros d'amende.

Edouard Balladur et François Léotard à l'Assemblée nationale en 2000
Edouard Balladur et François Léotard à l'Assemblée nationale en 2000 © Maxppp - Dominique Allié

Dans le dossier de l'affaire Karachi, ce jeudi, la Cour de justice de la République relaxe l'ancien Premier ministre Edouard Balladur mais condamne à du sursis son ex-ministre de la Défense François Léotard. Dans ce dossier tentaculaire, la Cour de justice de la République (CJR) estime que la preuve n'était pas "rapportée" de la participation de l'ex-Premier ministre à un système de rétrocommissions illégales versées en marge d'importants contrats d'armement. 

En revanche, l'ancien maire de Fréjus, ancien ministre de la Défense, François Léotard est condamné à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 100.000 euros d'amende. Il a été reconnu coupable de "complicité" d'abus de biens sociaux.  Tous les deux étaient soupçonnés d’avoir financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur de 1995 via des rétrocommissions illégales versées en marge d’importants contrats d’armement.

En tant que ministre, la Cour estime que François Léotard a "joué un rôle central et moteur" dans l'imposition à deux entités détenues par l'Etat (qui négociaient la vente de sous-marins et de frégates à l'Arabie saoudite et au Pakistan) d'un réseau d'intermédiaires "inutiles" aux commissions "pharaoniques", les contrats d'armement étant alors quasiment finalisés.

François Léotard se pourvoit en cassation

"J'ai honte pour la justice française et ses dérives dangereuses. Je défendrai toujours la liberté de la décision politique"- François Léotard

François Léotard a réagi à sa condamnation en écrivant, dans un communiqué : "J'ai honte pour la justice française et ses dérives dangereuses. Je défendrai toujours la liberté de la décision politique". Les arrêts de la Cour de justice de la République ne sont pas susceptibles d'appel. Mais François Léotard a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation.  

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