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Affaire Karachi : le procès à venir de Balladur et Léotard est une victoire pour les familles des victimes

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Par , France Bleu Cotentin, France Bleu

La Cour de justice de la République a décidé de juger Edouard Balladur et François Léotard pour leur rôle présumé dans le volet financier de l'affaire Karachi. Les familles des victimes de l'attentat ne sont pas étrangères à cette décision.

Edouard Balladur et François Léotard n'échapperont pas à un procès pour leur rôle présumé dans le volet financier de l'affaire Karachi.
Edouard Balladur et François Léotard n'échapperont pas à un procès pour leur rôle présumé dans le volet financier de l'affaire Karachi. © Maxppp - Rémy le Morvan

C'est le procureur général de la Cour de cassation, François Molins qui l'a annoncé ce matin dans un communiqué : la Cour de justice de la République (CJR) a décidé de juger l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ex-ministre de la défense François Léotard dans le volet financier de l'affaire Karachi. Les deux hommes sont renvoyés pour "complicités d'abus de biens sociaux" et, pour Edouard Balladur, recel de ces délits, dans cette affaire de possible financement occulte de la campagne présidentielle de 1995 de ce dernier via des rétrocommissions révélées par l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 au Pakistan.  

Décision conforme aux réquisitions

Cet arrêt, rendu lundi par la commission d'instruction de la CJR, est conforme aux réquisitions prises le 12 juillet par le procureur général.  La CJR est la seule instance habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Les deux anciens commis de l'Etat étaient mis en examen depuis 2017 dans cette affaire. Mais c'est bien l'engagement des familles des victimes de l'attentat de Karachi qui est à l'origine de la procédure qui va aboutir au procès. 

On ne peut que louer la pugnacité des familles qui ont osé déposer cette plainte(...) alors que Nicolas Sarkozy était président en 2009!

"Sans la plainte des familles, déposée par nos soins en 2009, il n'y aurait pas de procès", souligne l'avocat Maître Olivier Morice. Depuis plusieurs années il défend les familles des victimes de l'attentat qui a fait 11 morts en 2002 à Karachi, dont 8 victimes parmi les salariés de DCN alors en poste au Pakistan. Car pour ces familles, il y a un lien entre l'attentat et le volet financier de l'affaire. Ils défendent la thèse que l'attaque contre le bus des salariés de DCN a eu lieu en représailles à l'arrêt du système de commissions-rétrocommissions mis en place en marge du contrat portant sur la construction des sous-marins : système qui aurait bénéficié à Edouard Balladur pour le financement de sa campagne. 

L'espoir d'une programmation rapide du procès

Reste à savoir si le procès désormais acté permettra de faire avancer cette thèse, et d'établir des passerelles entre les deux volets de l'affaire Karachi. Pour Olivier Morice, "nous l'espérons, mais ça n'est pas certain car _nous avons la conviction que l'Etat a caché un certain nombre d'informations qui relève du secret de la défense nationale et qui n'ont pas été communiquées aux magistrats qui en ont fait la demande_". Cependant pour Maître Morice, "on ne peut que louer la pugnacité des familles qui ont osé déposer cette plainte qui visaient Edouard Balladur et François Léotard, alors que Nicolas Sarkozy était Président de la République en 2009!"

Maître Morice espère maintenant un audiencement du procès le plus rapide possible. 

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