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Faits divers – Justice DOSSIER : Lactalis : du lait infantile contaminé par la salmonelle

Affaire Lactalis : 37 nouvelles plaintes déposées par des familles, un distributeur également visé

jeudi 15 février 2018 à 4:21 Par Clémentine Vergnaud, France Bleu Paris, France Bleu Mayenne et France Bleu

Une trentaine de nouvelles plaintes contre Lactalis ont été déposées, jeudi 15 février, par des parents dont les enfants ont été victimes de salmonellose. Au total, près d'une quarantaine de nourrissons ont été contaminés depuis décembre par des laits infantiles produits à Craon (Mayenne).

Le siège du groupe Lactalis, à Laval.
Le siège du groupe Lactalis, à Laval. © Maxppp - Eddy Lemaistre

Paris, France

Les déboires judiciaires se poursuivent pour Lactalis : 37 nouvelles plaintes ont été déposées, jeudi 15 février, par des parents dont les enfants ont été infectés par des salmonelles. L'ONG Foodwatch porte également plainte, avec quatre acteurs du dossier dans le viseur : Lactalis, la grande distribution, les laboratoires et les autorités publiques. Depuis la fin du mois de décembre, 38 nourrissons ont été victimes de salmonellose à cause de bactéries contenues dans des laits infantiles produits à Craon, en Mayenne.

Des auto-contrôles positifs depuis 2009

Parmi les nouvelles plaintes déposées par des parents, certaines concernent des faits remontant à 2014, 2015 ou 2016. En effet, des salmonelles ont été détectées dans l'usine bien avant les cas de salmonelloses mis au jour en décembre. Ainsi, dès 2009, des auto-contrôles réalisés par Lactalis ont mis en évidence la présence de salmonelles dans son usine mayennaise. 

D'autres tests réalisés en 2011, 2013 et 2014 ont obtenu le même résultat. Certaines données n'ont pas été transmis aux autorités. "Il est évident que l'affaire et les éléments auraient pu être mis au jour par la société bien avant", déplore maître Jade Dousselin, avocate de l'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS) et des 30 familles qui déposent plainte jeudi. "On n'est plus dans une défaillance, on est clairement dans une manipulation et dans une manœuvre de dissimulation des choses."

Les distributeurs visés pour le non-retrait des produits

La grande distribution est également pointée du doigt par les plaintes déposées. En effet, il a été établi que certaines groupes (comme Auchan) n'ont pas retiré de leurs rayons des produits qui étaient visés par une procédure de rappel. Pire, ils ont remis en rayon des lots qui avaient été rapporté par des parents pour être retirés du marché. 

En janvier, Foodwatch a écrit aux distributeurs et à leur fédération pour savoir quelles mesures avaient été prises dans le cadre des rappels successifs. À ce jour, l'ONG n'a obtenu aucune réponse. "C'est inadmissible !", s'insurge Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch. "Non seulement il y a une responsabilité pénale, parce que ce qu'ont fait les distributeurs est illégal et les excuses ne suffiront pas, mais en plus quand on leur demande d'être plus transparent et de rendre des comptes sur ce qui s'est passé, il n'y a plus personne."