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Économie – Social

Affaire Lactalis : l'entreprise devra se débrouiller sans les aides de l'Etat

vendredi 27 avril 2018 à 23:05 Par Laura Lavenne, France Bleu Mayenne et France Bleu

La préfecture de Mayenne annonce, ce vendredi 27 avril, qu'elle ne reconduira pas l’indemnisation qu'elle versait à Lactalis au titre du chômage partiel des salariés de l'usine de Craon.

L'usine Lactalis de Craon à l'arrêt depuis le 8 janvier. Une dizaine de salariés sont toujours au chômage partiel.
L'usine Lactalis de Craon à l'arrêt depuis le 8 janvier. Une dizaine de salariés sont toujours au chômage partiel. © AFP - DAMIEN MEYER

Laval, France

L'usine Lactalis de Craon en Mayenne, à l'origine des lots de lait contaminés, est à l'arrêt depuis le 8 janvier. Depuis, ce sont les services de l'Etat qui financent les heures chômées des salariés, mais l'aide, qui court jusqu'au 29 avril, ne sera pas reconduite.

Lactalis avait déposé une nouvelle demande d'aide qui a été refusée par la Préfecture de Mayenne ce vendredi 27 avril. Il s'agit de la quatrième demande du groupe depuis l'arrêt de l'usine de Craon. Les trois précédentes avaient été acceptées pour éviter les licenciements secs. Pendant 16 semaines, du 8 janvier au 29 avril, l'Etat a pris en charge l'activité partielle. "Il s'agissait d'une mesure d'urgence, d'un cas de force majeure", précise Anthony Boukoucha, directeur de cabinet du préfet.

Une indemnité qui ne se justifie plus selon la préfecture

Selon la préfecture, cette indemnisation ne se justifie plus. Pour plusieurs raisons. : "d'abord elle porte sur un effectif bien réduit par rapport aux précédentes demandes. Elle concerne 30 salariés pour un volume de 4.450 heures au plus, donc on est bien en dessous des volumes d'heures précédemment accordés." 

En effet, les 250 salariés de l'usine - qui ont bénéficié de cette aide - ont aujourd'hui quasiment tous été redéployés sur d'autres sites ou vers d'autres tâches, comme celle du nettoyage de l'usine par exemple. 

Selon Lactalis, il ne resterait plus qu'une dizaine d'employés au chômage partiel à Craon. Pour ceux là, l'accord de mobilité mis en place par l'entreprise se poursuit. Autrement dit, ils devraient retrouver un poste dans l'un des sept sites Lactalis situés à moins de 50 kilomètres de leur usine.  Leur emploi n'est donc pas menacé par la fin des aides. C'est du moins ce qu'assure Lactalis, joint par téléphone. Mais qui dit fin de l'aide, ne dit pas reprise de l'activité. Les conditions sanitaires ne le permettent toujours pas.