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Affaire Laly : l'enseignante de la petite fille défenestrée à Périgueux est relaxée

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Par , France Bleu Périgord

Le 8 janvier 2015, une petite fille faisait une chute mortelle après avoir été défenestrée par l'un de ses camarades à l'école privée du Sacré-Cœur, à Périgueux. L'enseignante, qui s'était absentée à ce moment-là, est relaxée.

L'école du Sacré-Cœur, à Périgueux, où la petite fille a été défenestrée le 8 janvier 2015.
L'école du Sacré-Cœur, à Périgueux, où la petite fille a été défenestrée le 8 janvier 2015. © Maxppp - Arnaud Loth

Le tribunal correctionnel d'Angoulême a prononcé, jeudi 2 janvier, la relaxe de l'enseignante de la petite fille morte le 8 janvier 2015 à l'école du Sacré-Cœur, à Périgueux. La petite fille trisomique, Laly, avait fait une chute mortelle après avoir été défenestrée par l'un de ses camarades de classe. L'enseignante s'était absentée quelques instants. 

" Le tribunal considère qu'il n'y a pas de faute caractérisée qui permette de la retenir dans les liens de l'homicide involontaire", explique Lionel Béthune de Moro, l'avocat de l'enseignante. "On reconnait le défaut de surveillance, il est avéré, mais c'est une faute légère et pour une personne physique il faut une faute caractérisée", ajoute-t-il. 

L'enfant qui a fait basculer la petite Laly par la fenêtre avait déjà eu le même genre de comportement par le passé. Plus d'un an auparavant, il avait poussé une petite fille de deux ans par-dessus la rambarde d'un balcon, chez son assistante maternelle. L'aide sociale connaissait ces antécédents mais n'en avait jamais parlé à l'institutrice. 

"Ce précédent était su de ceux qui assuraient la garde de l'enfant, à savoir l'aide sociale à l'enfance, qui, confortée par le secret professionnel, n'a rien dit, même pas dans le cadre du secret partagé, ce qui fait que le tribunal a dû considérer qu'alors même que ma cliente n'avait pas été prévenue, elle ne pouvait pas être sanctionnée du fait d'une inaction qui était considérée comme légitime par l'aide sociale à l'enfance," ajoute Lionel Béthune de Moro. 

Une deuxième sanction pour le père de Laly 

Pour Franck Baril, le père de la petite fille, c'est un immense gâchis, "cinq ans pour s'entendre dire qu'on a pas de responsable à la perte de notre enfant , c'est la deuxième sanction après la mort de Laly. Ceux qui savaient ont rien dit et c'est normal et celle qui ne savait pas n'est pas condamnée parce qu’elle ne savait pas. En attendant ma fille ne sera pas là ce soir, on ne me la rendra pas."

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