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Faits divers - Justice
Dossier : Nordahl Lelandais

Affaire Lelandais : 40 "cold cases" relancés par la cellule Ariane

La cellule Ariane de la Gendarmerie nationale a transmis à la justice 40 dossiers de disparitions inquiétantes ou d'homicides non élucidés, sur un total de 900 qu'elle avait sélectionnés, en janvier 2018, après les aveux de Nordhal Lelandais dans le meurtre du Caporal Noyer et de la petite Maëlys.

Nordahl Lelandais
Nordahl Lelandais © Radio France - (capture d'écran Facebook)

Grenoble, France

Suite à l'affaire Lelandais, mis en examen pour les meurtres de Maëlys et du caporal Noyer, de nombreuses familles de personnes disparues se sont alors demandé si leur proche n'aurait pas pu croiser la route de celui que l'on a présenté comme un tueur en série potentiel et qui habitait Domessin, à la limite entre l'Isère et la Savoie.

Revoir tous les reportages de France Bleu sur Nordahl Lelandais

40 dossiers retenus sur les 900 sélectionnés au départ

La gendarmerie avait donc créé en janvier 2018 une cellule baptisé Ariane. Sept gendarmes, basés en Pontoise, en région parisienne, travaillent, depuis cette date, sur d’éventuelles autres victimes de Nordhal Lelandais. 900 dossiers de disparitions inquiétantes, d'homicides non résolus ou de cadavres non identifiés, datant de ces 20 dernières années, ont donc été retenus au départ. Treize mois plus tard, la cellule Ariane, qui est toujours active, n'en garde plus que 40. 

"Ces 40 dossiers, on leur a mis une pastille rouge ! Il faut les retravailler, vérifier qu'on n'est pas passé à côté d'un détail important. Non pas pour impliquer Nordhal Lelandais, on ne travaille pas à charge, mais dans l’intérêt des familles", explique le Général Lecouffe, sous-directeur de la PJ à la gendarmerie nationale. 

Les familles de disparus voudraient savoir

Cette information a, bien sûr, fait réagir dans la région Auvergne-Rhône-Alpes les familles de disparus, regroupées, pour la plupart, au sein l'association de recherche de personnes disparues. En Isère, il y a trois familles concernées : celles de Nicolas Suppo disparu en 2010 à Échirolles, celle de Malik Boutvillain, disparu en mai 2012 à Échirolles et celle de Stéphane Chemin, disparu en septembre 2012 au Bourg d'Oisans.

Pourtant, selon l'avocat de plusieurs d'entre elles, Maître Bernard Boulloud, du barreau de Grenoble, la justice ne leur a donné aucune information. "Leur dossier figure-t-il dans les 40 dossiers retenus ou pas ? Nous n'en savons rien et c'est très frustrant" déplore l'avocat.

"Cela fait presque neuf ans que l'on ne sait pas ce qui est arrivé à Nicolas."

C'est le cas d'Yves Suppo. Son fils, Nicolas, employé dans une entreprise à Échirolles, près de Grenoble, s'est volatilisé un jour de septembre 2010, au moment de sa pause-déjeuner. D'abord classé sans suite, le dossier a été rouvert par la justice suite à l'affaire Lelandais. 

"Cela fait presque neuf ans que l'on ne sait pas ce qui est arrivé à Nicolas. Notre vie, c'est attendre et espérer qu'on nous apprenne quelque chose. Alors, oui, sa mère et moi, nous sommes prêts à tout entendre. Mais qu'on nous dise ce qui se passe, si le dossier de Nicolas est bien dans les 40 retenus" demande Yves Suppo.

Le silence de la justice est une souffrance supplémentaire pour les familles

La justice, elle, se retranche derrière le secret de l'instruction pour expliquer son silence. "Le secret de l'instruction ne devrait pas exister pour les affaires de disparition, surtout quand il n'y pas de mis en cause, de suspect, si vous préférez" martèle Philippe Folletet, vice-président régional de l'association recherche personnes disparues. 

"Nous qui sommes régulièrement au contact de ces familles, on connaît leur douleur."

"Nous qui sommes régulièrement au contact de ces familles, on connaît leur douleur. Et ce silence, qu'elles vivent comme du mépris de la part de la justice, rajoute à leur peine. Il faut que la communication entre magistrats et famille soit améliorée."

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