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Dossier : Nordahl Lelandais

Affaires Lelandais : les parents d'un Isérois, disparu en 2010, demandent la réouverture de l'enquête

La route de Nicolas Suppo aurait-elle croisé celle de Nordahl Lelandais ? C'est pour en avoir le cœur net que la famille de cet ouvrier de 30 ans réclame que la justice rouvre son dossier, classé sans suite en 2014. Il a été vu pour la dernière fois en 2010 par ses collègues de travail à Échirolles.

Nicolas Suppo, 30 ans, a disparu en septembre 2010 à Echirolles
Nicolas Suppo, 30 ans, a disparu en septembre 2010 à Echirolles - Yves Suppo

Depuis que Nordahl Lelandais a été mis en examen pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer, en Savoie, en plus de sa mise en examen pour l'enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys, de nombreuses familles de disparus de la région Auvergne-Rhône-Alpes s'interrogent sur le sort de leurs proches. Elles se demandent si leurs affaires respectives peuvent avoir un lien avec Nordahl Lelandais et réclament à la justice des vérifications.

"Je veux savoir si Lelandais a pu croiser la route de mon fils" - Yves Suppo

C'est le cas de la famille de Nicolas Suppo, qui habite à Hurtières, en Isère. Le 15 septembre 2010, cet ouvrier spécialisé de 30 ans, qui travaillait et vivait à Échirolles, a pris sa pause de midi, a salué ses collègues et s'est comme volatilisé. Son appartement était intact, Nicolas était parti sans ses papiers d'identité, sans carte bleue, sans vêtement. La justice a ouvert une enquête pour disparition inquiétante et au bout de quatre ans a rendu un non-lieu.

Nicolas Suppo est parti sans papiers, sans argent, sans vêtements. Son portable avait été coupé la veille de sa disparition
Nicolas Suppo est parti sans papiers, sans argent, sans vêtements. Son portable avait été coupé la veille de sa disparition - Yves Suppo

Aujourd'hui, son père, Yves, qui se bat depuis sept ans pour savoir ce qui est arrivé à son fils, demande la réouverture de son dossier : "J'ai écrit au procureur de Grenoble. Domessin où habite Lelandais est à une cinquantaine de kilomètres d’Échirolles. Je veux savoir si mon fils a pu le croiser ! Depuis 7 ans, nous n'avons reçu aucun signe de vie de Nicolas. On ne sait pas ce qui lui est arrivé. C'est terrible." La mère de Nicolas, Janine, explique : "Nicolas est quelqu'un de discret. Quand je l'ai vu le week-end précédent sa disparition, il semblait mal dans sa peau, angoissé. La police a fait ce qu'elle a pu, mais elle manque de moyens. On fait plus pour une disparition d'enfant que pour une disparition d'adulte. Car on pense que l'adulte a peut-être eu envie de refaire sa vie, ailleurs". 

Nicolas Suppo
Nicolas Suppo - Yves Suppo

Au volant de son camping-car, Yves Suppo sillonne la région et la France à la recherche du moindre indice

Yves Suppo a pris l'habitude de sillonner la région à bord de son camping-car. "C'est plus pratique pour mener mon enquête. Sur Facebook, une jeune fille avait dit avoir reconnu mon fils dans le sud de la France. J'étais allé la voir. Mais çà n'avait rien donné. Quand je vois un jeune qui zone quelque part, par exemple, je vais lui parler. J'espère qu'il pourra me donner des informations sur Nicolas. Parfois, je crois le reconnaître... Mais bien sûr, ce n'est pas lui !" lâche Yves Suppo, la voix remplie d'émotion et de chagrin.

Domessin est à une cinquantaine de kilomètres d’Échirolles
Domessin est à une cinquantaine de kilomètres d’Échirolles © Radio France - Denis Souilla
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