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Dossier : Nordahl Lelandais

Affaire Maëlys : pour les patrons de la gendarmerie en Isère, l'enquête est loin d'être terminée

Grenoble, France

Nordahl Lelandais n'a pas livré tous ses secrets, le travail est d'enquête est loin d'être fini, selon le colonel Yves Marzin et le lieutenant-colonel Didier Plunian, les plus haut gradés de la gendarmerie en Isère.

Le lieutenant-colonel Didier Plunian (à gauche) et le colonel Yves Marzin (à droite)
Le lieutenant-colonel Didier Plunian (à gauche) et le colonel Yves Marzin (à droite) © Radio France - Martin Cauwel

Après les aveux de Nordahl Lelandais ce mercredi les gendarmes ont achevé jeudi, et malgré des conditions météorologiques difficiles, la recherche des ossements de Maëlys entre Saint-Franc et Attignat-Oncin, à la limite entre Savoie et Isère. Les enquêteurs ont retrouvé la quasi-totalité du squelette de la fillette, qui va maintenant être examiné à Pontoise par les scientifiques de l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale. 

"300 gendarmes engagés depuis le premier jour, des experts scientifiques, 400 heures d’audition, 600 heures de visionnage, des chiens, des drones et des hélicoptères"

Yves Marzin et Didier Plunian, invités de la matinale de France Bleu Isère - Vendredi 16 février 2018

Après ces journées éprouvantes et ce tournant dans l'enquête le colonel Yves Marzin, commandant du groupement de gendarmerie de l’Isère et le lieutenant-colonel Didier Plunian, patron de la section de recherche de la gendarmerie de l’Isère, étaient au micro de la matinale de France Bleu Isère ce vendredi. 

Leurs premiers mots sont pour la famille de Maëlys. "C’est à eux que nous avons pensé pendant ces longs mois d’investigation et de recherche. À eux et à la manifestation de la vérité." Les aveux, certes partiels, de Nordahl Lelandais donnent "le sentiment d’une étape franchie" aux gendarmes.

Nordahl Lelandais
Nordahl Lelandais - (capture d'écran Facebook)

Chercher, trouver… et comprendre

"300 gendarmes engagés depuis le premier jour", des experts scientifiques, 400 heures d’audition, 600 heures de visionnage, des chiens, des drones et des hélicoptères : une investigation exceptionnelle. Des chiffres impressionnants, que Didier Plunian considère comme "normaux dans ce genre d’enquête où l’on s’engage à 200%. La quasi-totalité des appuis judiciaires de la Gendarmerie nationale a été mobilisée" pour retrouver Maëlys, selon Yves Marzin. Et comprendre l’acte de Nordahl Lelandais.

"La quasi-totalité des appuis judiciaires de la Gendarmerie nationale a été mobilisée" — Yves Marzin, colonel de la gendarmerie de l'Isère

Tout un puzzle à assembler. Les éléments récoltés par les enquêteurs doivent maintenant faire sens ensemble. Pour Yves Marzin, une "étape (a été) franchie mais il reste beaucoup de travail pour expliquer ce meurtre de Maëlys."

"Il nous reste à découvrir comment et pourquoi Maëlys est décédée" —  Didier Plunian, lieutenant-colonel de la gendarmerie de l'Isère

Maëlmys de Araujo, disparue dans la nuit du 26 au 27 août 2017 au Pont-de-Beauvoisin
Maëlmys de Araujo, disparue dans la nuit du 26 au 27 août 2017 au Pont-de-Beauvoisin - (capture d'écran Facebook)

La pression de l’opinion publique et pas seulement

Au cours de mois enquête, les gendarmes ont parfois été malmenés, critiqués notamment par le procureur de la République qui s'était insurgé contre les fuites dans la presse. Interrogé sur ce point, les deux militaires ont répondu qu'ils n'avaient aucun doute sur les liens de confiance qui unissent les gendarmes et la magistrature.

"Chaque acte peut impacter favorablement ou défavorablement la suite de l’enquête" — Yves Marzin, colonel de la gendarmerie de l'Isère

Autre pression, celle de l'opinion publique qui s'est interrogée sur les avancées de l’enquête et la chronologie des investigations. Pourquoi, par exemple, la voiture du suspect n'a été "désossée" que le mois dernier, permettant de découvrir la tache de sang qui a poussé Lelandais aux aveux ? 

Des gendarmes mobilisés au Pont-de-Beauvoisin le 30 août 2017, à la recherche de Maëlys
Des gendarmes mobilisés au Pont-de-Beauvoisin le 30 août 2017, à la recherche de Maëlys © Radio France - Véronique Pueyo

Le lieutenant Colonel Plunian explique : "Le véhicule a été inspecté dès les premiers jours et l’enquête de flagrance. Des investigations biologiques ont été menées : souvenez-vous que l’ADN de Maëlys avait été retrouvé". Ensuite, chaque expertise s’inscrit dans une stratégie d’enquête précisément planifiée et coordonnée car chaque geste peut « détériorer le support des preuves, il est donc logique de procéder par ordre, tout en rappelant que nous agissons sur instruction des magistrats chargés de l’enquête." 

"N’oubliez pas que derrière la tenue du gendarme, il y a un homme. La pression de retrouver Maëlys, on se l’est aussi mise en tant que parents." —  Didier Plunian, lieutenant-colonel de la gendarmerie de l'Isère

Face aux critiques et aux pressions, le colonnel Yves Marzin assure et rassure : "Les gendarmes sont confrontés au quotidien à de l’adversité dans leur mission. On est habitués à cela, et rien ne change dans notre état d’esprit."

Et à Didier Plunian de conclure : "N’oubliez pas que derrière la tenue du gendarme, il y a un homme. La pression de retrouver Maëlys, on se l’est aussi mise en tant que parents."

© Visactu
Les restes de Maëlys ont été retrouvés à Saint-Franc près de Domessin et Pont-de-Beauvoisin.
Les restes de Maëlys ont été retrouvés à Saint-Franc près de Domessin et Pont-de-Beauvoisin. © Radio France
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