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Faits divers – Justice DOSSIER : Nordahl Lelandais

Affaire Maëlys : pour l'avocat du suspect, le procureur dit des choses "totalement contraires à la réalité du dossier"

lundi 4 décembre 2017 à 20:22 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Besançon, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais, le suspect mis en examen dans l'affaire de la disparition de Maëlys à Pont-de-Beauvoisin, en Isère, s'est exprimé ce lundi soir sur BFMTV. Pour lui, "la chronologie expliquée par le procureur de Grenoble est impossible."

Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais
Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais - (capture d'écran BFMTV)

Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais, le suspect mis en examen dans l'affaire de la disparition de Maëlys à Pont-de-Beauvoisin et suspecté d'avoir enlevé et tué la petite fille, s'est exprimé ce lundi soir sur BFMTV. Pour l'avocat, "la chronologie expliquée par le procureur de Grenoble est impossible." Alain Jakubowicz a accusé le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, de dire des choses "totalement contraires à la réalité du dossier".

L'avocat dénonce une chronologie "contraire à la réalité"

"Lorsque le procureur de la République en personne vient devant la presse dire des choses qui sont objectivement totalement contraires à la réalité du dossier alors là, je ne peux pas l'accepter", a dit le célèbre avocat sur BFMTV. Pour lui, "ce n'est pas acceptable de tenir les propos qui ont été tenus et qui sont contraires aux textes. Cette chronologie est objectivement contraire à la réalité pénale." Pour l'avocat, on a jeté son client "en pâture aux Français. Il ne reste plus qu'à appuyer sur un bouton pour qu'il soit condamné. Mais je vous le dis les yeux dans les yeux, ce n'est pas le dossier."

À 3h15 du matin, la fillette était encore au mariage", affirme l'avocat

L'avocat est revenu sur la chronologie expliquée par le procureur de Grenoble, lors de la conférence de presse de jeudi dernier. "Le procureur nous dit que l'enfant disparaît à2h45, et qu'à 2h46, Nordahl Lelandais met son téléphone en mode avion. À 2h47, une caméra aurait filmé le véhicule du suspect", a affirmé l'avocat. "Le meurtre, puisque c'est ainsi qu'il est qualifié, aurait donc été perpétré entre 2h45 et 3h24, heure à laquelle Nordahl Lelandais réapparaît seul dans le véhicule", a poursuivi l'avocat.

"Mais la réalité, c'est qu'à 2h45, heure où le procureur fixe la disparition de Maëlys, la petite est avec ses grands-parents. Les grands-parents lui disent qu'elle doit rentrer avec eux, mais elle leur dit qu'elle s'amuse et qu'elle ne veut pas rentrer." L'avocat a affirmé que cette version et cette heure sont confirmées par la sœur de la grand-mère. Il a ajouté que "d'autres témoins disent qu'à 2h45, l'enfant joue au foot." "Qu'on vienne m'expliquer comment cette enfant vue à 2h45 en train de jouer au foot peut être dans la voiture de Nordahl Lelandais au même moment ? C'est totalement absurde dans la chronologie", s'est emporté maître Jakubowicz.

Il a ensuite précisé qu'une vague de départs avait eu lieu à 3 heures du matin, et qu'à ce moment-là, la petite Maëlys était toujours dans la salle. "Plusieurs témoins sont venus le dire", a affirmé l'avocat. "Elle était avec tout le monde, ils dansaient, ils chantaient. Les témoins disent qu'à 3h10, il n'y a rien d'anormal, que Maëlys n'a pas disparu" . L'avocat a ensuite affirmé qu'à 3h15, le cousin de la maman de Maëlys avait quitté le mariage. À ce moment-là, "il croise Maëlys. Maëlys lui dit "'au revoir, fais un bisou a ta fille'", d'après l'avocat. "À trois reprises, le témoin a confirmé cette heure, a insisté l'avocat, précisant que ce témoin était rentré chez lui à 3h37. L'avocat a ensuite affirmé qu'avant 3h30, personne ne s'est inquiété de la disparition de Maëlys. Pour lui, "la chronologie expliquée par le procureur est impossible." Il a ajouté que son client avait quitté la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin à 3H55 cette nuit-là.

La silhouette filmée dans la voiture "n'est pas celle de la fillette"

L'avocat a également affirmé que la silhouette apparaissant sur une vidéo de surveillance n'était pas celle d'une enfant mais celle d'une femme. "Ce n'est pas vrai qu'on distingue une enfant" sur cet enregistrement qui est une pièce importante de l'accusation, a affirmé Alain Jakubowicz, soulignant une forme de col de robe différente que celui de la fillette disparue et surtout "un décolleté de femme" et non d'enfant.

Ce qui s'est produit depuis trois mois, c'est une insulte à la justice, une insulte aux parents de la petite fille" - Maître Alain Jakubowicz

"Ce qui s'est produit depuis trois mois, c'est une insulte à la justice, une insulte aux parents de la petite fille" : "On est venu leur expliquer qu'on tenait le coupable", a-t-il conclu. Son client, Nordahl Lelandais, un ex-militaire de 34 ans, nie depuis le début toute implication dans la disparition de l'enfant de neuf ans.