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Le procès de l'affaire Manikakis à Thonon-les-Bains : l'ombre du mort plane sur l'audience

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie

Lors du premier jour d'audience du procès de l'affaire Manikakis ce lundi à Thonon-les-Bains, les deux prévenus soutiennent qu'ils n'ont pas foncé sur le patron de la BAC, mais qu'ils ont pris la fuite après le coup de feu qui a tué Nicolas Manikakis.

Illustration: L'entrée du palais de justice de Thonon-les-Bains avant l'ouverture du procès Manikakis
Illustration: L'entrée du palais de justice de Thonon-les-Bains avant l'ouverture du procès Manikakis © Radio France - Marie AMELINE

Actualisation mardi, à la mi-journée.

Le procureur requiert quatre ans de prison dont un an avec sursis pour Kostas Manikakis (le passager). Le prévenu a déjà effectué un an et demi de détention préventive, cette peine si elle est rendue ne le renverra pas en prison. 

Pour le conducteur de la Clio qui s'était enfui au Maroc pendant un an et demi, le procureur demande _cinq ans de prison avec maintien en détention_. Le jugement est attendu en fin de journée ce mardi.

"Nous sommes là pour juger les violences exercées sur le patron de la Brigade anti-criminalité (BAC) le soir du 21 novembre 2017" avait bien précisé en préambule la présidente du tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, ce lundi au premier jour du procès de l'affaire Manikakis. Sous-entendu, il n'est pas question de juger de la mort de Nicolas Manikakis, "c'est un autre dossier" ajoute Annabelle Le Texier, "il est encore à l'instruction à Annecy". Et pourtant, durant toute l'audience, l'ombre du jeune homme, mort d'une balle tirée par un gardien de la paix lors d'un contrôle de police, planera sur les débats. 

Armés oui, mais sans volonté de tuer

Si à la barre, les deux prévenus ont reconnu transporter des armes, un fusil à canon scié et un pistolet à grenailles, ils ont nié toute volonté de s'en servir, contredisant leurs déclarations durant l'instruction de vouloir "aller régler son compte à une bande rivale du quartier du Châtelard". "On voulait leur faire peur" dit Kostas Manikakis, au pire "se bagarrer, eux mais pas moi, parce que j'étais juste là pour faire le chauffeur" précise son co-prévenu, Imad Moutmir, le conducteur de la Clio. Concernant les violences à l'encontre du patron de la BAC sur qui ils auraient foncé et pointé une arme, ils nient également et surtout contestent la chronologie des événements de la soirée.

"On a fui après le coup de feu"

"On était arrêté au feu rouge ; Bastian a sorti un pied de la voiture, et la boum on a entendu le coup de feu" raconte Kostas Manikakis ; j’ai démarré brusquement parce que j’ai eu peur" complète le conducteur de la Clio Imad Moutmir ; et puis d’ailleurs renchérit son défenseur, Maître Bernard Ripert, si vous voulez tuer un policier , vous ne faites pas un écart de côté pour l’éviter, en vérité tempête l’avocat savoyard réputé pour ses emportements provocateurs : "vous êtes tous des menteurs, ce scénario est monté de toutes pièces pour couvrir le gardien de la paix qui a tué Nicolas Manikakis".

Le Procureur le République Bruno Badré qui tout au long de la journée pointe les multiples contradictions des prévenus dans leurs auditions successives, s'emporte à son tour. La présidente menace de suspendre l'audience. Mais poursuivant cette stratégie de défense, l’avocat de kostas Manikakis, Maître Laurent Pascal insiste à son tour. "Dans la mesure où l’auteur du coup de mortel a justifié son geste en expliquant notamment qu’il avait vu la voiture foncer sur son collègue, vous comprenez bien que si vous partez avant le coup de feu, c’est vous qui êtes responsable de la mort de Nicolas Manikakis

"Quand vous êtes flic, toute mort est un échec"

Interrogé sur cette chronologie en début de journée, Gérard Damian a déclaré que s’il avait bien fait un bond de côté pour éviter la Clio, il ne pouvait pas dire si c'était avant ou après le coup de feu puisqu’il ne l’a pas entendu. A la barre, le patron de la BAC a également dit ses émotions et ses blessures. "Quand vous êtes flic, toute mort est un échec. Aujourd'hui je veux tourner la page. Il y a eu beaucoup de rumeurs; j'ai été sali, j'ai été menacé sur les réseaux sociaux." Ce mardi se déroulent réquisitoire et plaidoiries. Le jugement sera rendu dans la soirée.

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