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Affaire Marin : une remise en liberté conditionnelle de l'agresseur, "prématuré" selon l'avocat de la victime

Dans l'affaire Marin, la Cour d'appel de Lyon examine ce lundi 25 mai la demande de remise en liberté conditionnelle de l'agresseur. Elle avait été acceptée fin avril par le juge mais le parquet a fait appel. L'avocat de la victime espère que la Cour d'appel dira non à la sortie de prison.

Marin avec sa maman lors du procès de son agresseur. Marin avec sa maman lors du procès de son agresseur.
Marin avec sa maman lors du procès de son agresseur. © Maxppp - Pierre Augros

L'agresseur présumé de Marin bientôt en liberté ? La Cour d'appel de Lyon va examiner ce lundi 25 mai la demande de remise en liberté conditionnelle de l'agresseur présumé de Marin, ce jeune homme qui avait été tabassé en novembre 2016 pour avoir défendu un couple qui s'embrassait. Il vit aujourd'hui avec de lourdes séquelles. Son agresseur, lui, a été condamné en 2018 à sept ans et demi de prison et a vu sa demande de libération conditionnelle acceptée fin avril dernier par le juge.

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Le parquet a fait appel et la famille de la victime espère que cet appel sera suivi. Car pour l'avocat de la famille, maître Dominique Arcadio, cette décision du juge arrive beaucoup trop rapidement.

"Les conditions d'une remise en liberté ne sont pas mûres, on pense que c'est trop tôt !" - Maître Dominique Arcadio, avocat de la famille de Marin

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"Je pense que cette mise en liberté est de notre point de vue prématurée. Parce que d'abord, on ne tient absolument pas en compte l'attitude qu'a eu le jeune homme pendant sa vie carcérale : sa dernière condamnation remonte à 2019. Ensuite, on pense que le projet n'est pas assez construit pour qu'il soit chez son père dans de bonnes conditions d'accueil et éducatives, on n'y croit pas. Et enfin, on voudrait mettre en éclairage notre propre perspective qui est de dire que quand on a la vie qu'on a maintenant, qui est une vie gâchée, on aimerait qu'une remise en liberté se fasse lorsque les conditions sont mûres. Or là, elles ne nous paraissent pas mûres. On pense que c'est trop tôt. Ce n'est pas bien perçu : les victimes ne comprennent plus !"

Et selon l'avocat, cette décision du juge autorisant une remise en liberté conditionnelle a été prononcée dans un contexte particulier, celui du coronavirus, un contexte qui a aujourd'hui évolué. 

"Dès lors que l'on n'est plus dans la même actualité sanitaire, il paraît normal que la justice reprenne un cours normal !" - Maître Dominique Arcadio, avocat de la famille de Marin

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"La décision de justice a fait une référence aux textes pris par le gouvernement. Mais, mieux que ça, il y a un passage très précis de la décision qui estime que c'est nécessaire de procéder à la libération d'un certain nombre de personnes pour des raisons sanitaires. Donc on peut considérer que le condamné a bénéficié d'une mesure liée aux circonstances exceptionnelles, en tout cas, ça a joué son rôle dans la partition de décision. Dès lors que l'on n'est plus dans la même actualité sanitaire, il paraît normal que la justice reprenne un cours normal, continue à statuer en fonction des critères habituels, sans ce critère supplémentaire exceptionnel qui n'est plus d'actualité".

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