Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Affaire Massonnaud : le policier poitevin acquitté devant les assises de Gironde

vendredi 15 février 2019 à 16:45 Par Fabien Randrianarisoa et Rivière Isabelle, France Bleu Poitou et France Bleu

Au terme d'une semaine de procès aux assises de Gironde, la cour acquitte ce vendredi le policier poitevin de 47 ans jugé pour coup mortel aggravé. Un verdict qui tombe plus de onze ans après la mort d'Olivier Massonnaud, dans le centre-ville de Poitiers.

illustration
illustration © Radio France - Fabien Randrianarisoa

Poitiers, France

Le verdict est tombé ce vendredi devant les Assises de la Gironde à Bordeaux et les jurés ont choisi d'acquitter le policier poitevin poursuivi pour coup mortel aggravé : le brigadier-chef était accusé d'avoir tué Olivier Massonnaud lors d'une intervention après une scène de ménage sur fond d'alcool. Le suspect était armé lorsqu'il a pris la fuite devant les policiers poitevins et lorsqu'il est retrouvé après une course-poursuite à pied sur les toits de la ville, il se montre menaçant. Le policier a cru qu'il allait poignarder son collègue et a fait feu. 

En deux secondes la vie du suspect et du policier a basculé

« Vous avez à juger deux secondes de la vie d'un homme » avait lancé Maitre Lienard, avocat de la défense. Au terme de cinq jours de débats, la cour s'est rangée du côté du parquet, qui a toujours été convaincu de la légitime défense du policier.

Dans la cour mal éclairée où le tir a eu lieu, selon eux, le brigadier-chef mis en cause avait toutes les raisons de croire qu'Olivier Massonnaud était armé, et s'apprêtait à poignarder son collègue. Quand bien même on sait aujourd'hui que rien de tout cela n'était vrai.

Vous auriez fait la même erreur, nous aurions tous fait la même erreur » répète la défense.

Seul à défendre l'accusation pour coup mortel aggravé, Maître Maisonneuve, avocat des huit parties civiles dans ce dossier, s’était lui aussi adressé aux jurés un peu plus tôt :

Si vous disiez qu'un simple ressenti permet de tirer, et bien le permis de tirer, deviendrait un permis de tuer. »

Le père de la victime parle toujours de meurtre 

Après cette décision, François Massonnaud, le père de la victime, reste persuadé que son fils a été victime d'un meurtre. A 82 ans, il compte désormais porter le dossier devant la cour européenne. Il l'avait déjà laissé entendre à la barre, il y a quelques jours :

Vous avez maintenant un aperçu de ma révolte, qui ne cessera qu'avec ma mort. »

Un peu plus tôt, l'avocat général avait requis l'acquittement. Les jurés l'ont suivi