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Faits divers – Justice

Affaire Merah : "Le procès peut avoir une fonction de suture" selon l'association Paris Aide aux Victimes

lundi 25 mars 2019 à 11:45 Par Magalie Lacombe, France Bleu Occitanie

Plus de 220 parties civiles assistent au deuxième procès d'Abdelkhader Merah et de Fettah Malki qui s'ouvre, ce lundi, devant la cour d'assises spéciale à Paris. Pendant quatre semaines d'audience en appel, quatre psychologues vont aider les familles des victimes à surmonter cette nouvelle épreuve.

Carole Damiani, directrice de l'association Paris Aide aux Victimes, qui accompagne les parties civiles lors du procès Merah.
Carole Damiani, directrice de l'association Paris Aide aux Victimes, qui accompagne les parties civiles lors du procès Merah. © Maxppp -

Paris, France

Le deuxième procès Merah s'ouvre, ce lundi, devant la cour d'assises spéciale de Paris, sept ans quasiment jour pour jour après les tueries de Toulouse et Montauban. Sept noms vont à nouveau résonner face à la cour : ceux d'Iman Ibn Ziaten, Abel Chenouf, Mohamed Legouad, Jonathan Sandler, Gabriel et Arieh, ses deux jeunes fils et Myriam Monsonego, tous abattus froidement par celui que l'on a surnommé le tueur au scooter, à Toulouse et à Montauban.

Son frère aîné Abdelkhader Merah et Fettah Malki, condamnés en première instance pour "association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste" sont rejugés en appel, pour "complicité d'assassinat terroriste".  

Le procès s'ouvre ce matin pour quatre semaines, jusqu'au 19 avril, qui vont être à nouveau éprouvantes pour les familles des victimes, accompagnées par une équipe de psychologues. 

Des psychologues présents pendant l'intégralité du procès

Parmi eux : Carole Damiani, la directrice de l'association Paris Aide aux Victimes, qui explique que quatre professionnels sont présents pendant l'intégralité du procès pour que les parties civiles puissent se retirer si besoin, dans le cadre d'entretiens plus confidentiels.

Lors du premier procès, on était là tous les jours. Il y a eu des moments d'émotion très massive, des moments de colère, des moments de peur, d'angoisse et c'était important que les psychologues soient là pour recueillir la parole

Pendant ce nouveau procès, ils s'attendent à intervenir beaucoup parce que c'est un procès très attendu de la part de certaines parties civiles. Les familles des victimes ne réagissent pas toutes de la même manière. Certaines refusent de s'y rendre, de peur de revivre des moments pénibles comme lors du premier procès. D'autres, au contraire, ont une espèce de fatalisme.

"On ne sait jamais comment va se dérouler un procès, ce qui sera dit, comment ce sera dit", explique Carole Damiani, de l'association Paris Aide aux Victimes. 

C'est un procès particulier parce qu'il est "l'un des premiers du terrorisme mais aussi parce que l'auteur des faits n'est pas dans le box. Lorsque l'accusé est l'auteur, le procès suscite beaucoup moins d'attente", poursuit la psychologue.

Les victimes attendent souvent du procès que cela puisse suturer quelque chose, qu'elles puissent dire "à partir de là, j'ai fait tout ce qu'il fallait et maintenant, il y a quelque chose que je peux laisser aller" - Carole Damiani, directrice de l'association Paris Aide aux Victimes

Ecoutez l'interview de Carole Damiani en un clic