Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice
Dossier : Affaire Mila

Affaire Mila : le parquet de Vienne classe sans suite la procédure pour incitation à la haine

-
Par , France Bleu Isère, France Bleu

La procédure ouverte à l'encontre d'une jeune fille pour "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à une race ou une religion déterminée" a été classée ce jeudi. Les investigations se poursuivent concernant les menaces reçues par l'ado.

Le tribunal de Vienne.
Le tribunal de Vienne. © Radio France - Céline Loizeau

C'était l'une des deux procédures ouvertes par la justice dans l'affaire Mila, du nom de cette adolescente nord-iséroise menacée de mort et de viol sur les réseaux sociaux après avoir critiqué l'islam, mi-janvier. Une procédure pour "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à une race ou une religion déterminée" et qui visait donc les propos tenus par la jeune fille. 

"Une opinion personnelle, pas de volonté d'exhorter à la haine ou la violence" pour le parquet

Ce jeudi matin, dans un communiqué, le parquet de Vienne fait savoir qu'il a procédé au classement sans suite sur ce volet de l'affaire. "Les investigations conduites aux fins d'exploitation des propos diffusés, d'analyse de leur dimension contextuelle, de la personnalité de leur auteure et des finalités poursuivies, n'ont révélé aucun élément de nature à caractériser une infraction pénale."  

Et de poursuivre "l'enquête a démontré que les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d'exprimer une opinion personnelle à l'égard d'une religion, sans volonté d'exhorter à la haine ou à la violence contre des individus à raison de leur origine ou de leur appartenance à cette communauté de croyance.

Mercredi, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, a dû mettre les points sur les "i" à l'Assemblée nationale pour dire qu'il n'y a pas et qu'il n'y aura jamais de délit de blasphème en France après une déclaration de la Garde des sceaux le matin même. Nicole Belloubet a estimé que,"l'insulte à la religion est une atteinte a la liberté de conscience." Ce qui est juridiquement faux dans notre société laïque.

L'enquête se poursuit quant aux menaces reçues par l'adolescente

Le parquet de Vienne précise que l'enquête concernant les menaces de mort et de viol émises à l'encontre de Mila continue "afin d'identifier et de poursuivre les auteurs des menaces graves et réitérées proférées à l'encontre d'une jeune fille mineure.

Rappelons que depuis cette affaire, la jeune fille a dû être déscolarisée.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu