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Dossier : Disparition de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki à Besançon

Affaire Narumi à Besançon : l'extradition du principal suspect sera décidée le 2 Avril

La Cour Suprême du Chili tranchera le 2 avril sur l'extradition vers la France du principal suspect de l'affaire Narumi, Nicolas Zepeda Contreras. Ce Chilien est suspecté par la police française d'avoir assassiné son ex-petite amie, Narumi Kurosaki, à Besançon en décembre 2016.

Nicolas Zepeda Contreras est le principal suspect de l'affaire Narumi aux yeux de la police de Besançon
Nicolas Zepeda Contreras est le principal suspect de l'affaire Narumi aux yeux de la police de Besançon © Maxppp - Kyodo

Un coup de pouce de la justice chilienne, c'est ce qu'attend son homologue française depuis plus de 3 ans dans l'affaire Narumi, cette étuditante mystérieusement disparue à Besançon en décembre 2016. La Cour Suprême du Chili va décider le jeudi 2 avril, si Nicolas Zepeda Contreras, le principal suspect dans cette affaire aux yeux de la police française, pourra être extradé vers la France. Il n'existe aucun accord d'extradition entre les deux pays, d'où la demande du parquet de Besançon. 

Les juges chiliens ont convoqué Nicolas Zepeda Contreras à 3 reprises le mois dernier : les 5, 18 et 26 mars. Des policiers bisontins se sont même déplacés jusqu'à Santiago, la capitale du Chili, afin de témoigner devant la justice du pays sud-américain. 

La famille de Narumi Kurosaki aimerait une extradition vers la France

Cette demande d'extradition est une requête de la justice française qui souhaite juger Nicolas Zepeda Contreras à Besançon. S'il est extradé, le procès se tiendra en sa présence. Dans le cas contraire, Nicolas Zepeda Contreras "sera jugé par défaut devant la Cour d'Assises de Besançon" indique le parquet, sans toutefois préciser une date pour le procès. Un jugement par défaut serait "bien évidemment insatisfaisant", déclarait le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, le 10 octobre 2019. 

Dans tous les cas, la famille de Narumi Kurosaki "espère que Nicolas Zepeda Contreras sera extradé vers la France", assure leur avocate en France, Maître Sylvie Galley. Mais l'entourage de la jeune japonaise reste prudent sur la décision que prendra la justice chilienne, tout comme sur celle du suspect. Nicolas Zepeda Contreras pourrait faire appel de cette décision. 

Les parties civiles attendent la décision de la Cour Suprême pour une autre raison : le Chili n'extrade pas ses ressortissants. 

Nicolas Zepeda Contreras, suspect numéro 1

L'affaire Narumi Kurosaki remonte au mois de décembre 2016, lorsque cette étudiante japonaise disparaît dans la nuit du 4 au 5 décembre à Besançon. Elle passe une partie de la soirée avec Nicolas Zepeda Contreras, au restaurant "La table de Gustave" à Ornans. La police détient plusieurs éléments qui attestent cette piste : une photo de la voiture du Chilien sur la route et la trace du paiement par carte bancaire au restaurant. 

Narumi Kurosaki se dirige ensuite avec son ancien amant vers une cité universitaire de Besançon où plusieurs de ses voisins entendent un cri de terreur, vers 3 heures du matin. Ce sera son dernier signe de vie et son corps sera jamais retrouvé, malgré des recherches de plusieurs mois dans le Jura.

Dès le départ, la police de Besançon cible Nicolas Zepeda Contreras comme le suspect numéro 1. Ce Chilien, âgé de 26 ans au moment des faits, est décrit comme "envahissant et particulièrement inquiétant" par les autorités. Le parquet de Besançon ouvre une information judiciaire le 15 décembre 2016 puis lance un mandat d'arrêt international contre Nicolas Zepeda Contreras huit jours plus tard. 

Trois ans plus tard, le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, transmet à la justice chilienne une demande d'extradition à l'encontre de Nicolas Zepeda Contreras. C'est cette demande que doit examiner le jeudi 2 avril, la Cour Suprême du Chili. 

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