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Faits divers - Justice
Dossier : Disparition de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki à Besançon

Affaire Narumi : la justice promet un procès à Besançon, même si le suspect reste au Chili

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Besançon, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

De retour du Chili, le procureur de Besançon Etienne Manteaux raconte l'audition du suspect dans l'affaire Narumi. Nicolas Zepeda, l'ancien petit ami de l'étudiante japonaise disparue, a gardé le silence pendant tout l'interrogatoire, mais la justice française demandera son extradition.

Le Procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, de retour du Chili.
Le Procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, de retour du Chili. © Radio France - Virginie Vandeville

Besançon, France

L'unique suspect dans l'affaire Narumi a gardé le silence, pendant son interrogatoire au Chili, d'après le Procureur de la République de Besançon, ce jeudi. Etienne Manteaux était la tête de la délégation de magistrats et d'enquêteurs partie la semaine dernière au Chili pour l'audition de Nicolas Zepeda. L'ex petit-ami est soupçonné de la disparition de Narumi Kurosaki, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016 à Besançon. Le corps de l'étudiante japonaise n'a jamais été retrouvé.

95 questions posées au suspect

Plus de deux ans après la disparition de Narumi, c'était la première fois que le suspect était confronté aux preuves réunies par les enquêteurs français.  Le procureur de la République de Besançon, la juge d'instruction et deux autres enquêteurs ont pu assister à cet entretien, sans pour autant y participer activement.  Une magistrate chilienne était en charge de poser les 95 questions préparées pendant deux ans par les enquêteurs français

Il est paru moins sûr de lui et ébranlé" - Etienne Manteaux

Des questions "précises, presque chirurgicales", d'après Etienne Manteaux, auxquelles Nicolas Zepeda a toujours répondu par son droit à garder le silence. Mais à la fin de l'audition, "il est paru moins sûr de lui et ébranlé" confie le Procureur. Ses parents, son frère et ses deux sœurs (jumelles) ont également gardé le silence, face à une quinzaine de questions.

Preuves et perquisition

Il faut dire que la justice française a réuni plusieurs preuves dans ce dossier : "On dispose d’énormément d’éléments à charge sur son emploi du temps, que ce soit portable ou carte bleue" précise Etienne Manteaux. Une perquisition a également été menée au domicile du suspect, au Chili, pour saisir du matériel informatique, qui sera analysé dans le pays.

Demande d'extradition à l'automne

Au terme de deux heures d'interrogatoire, le jeune homme de 28 ans est reparti libre, malgré un mandat d'arrêt international émis à son encontre. Une demande d'extradition sera formalisée à l'automne prochain, et la justice française organiser un procès à Besançon, en sa présence ou non  : "Il y a assez d’éléments à charge pour cela" affirme Etienne Manteaux.

"Un cauchemar" pour la famille de Narumi

Ce silence a été interprété "comme un affront insurmontable à la souffrance" de la famille de Narumi, selon l'avocate du père de l'étudiante japonaise. Me Galley fait part d'une "grosse colère", d'un  _"_cauchemar pour le père de ne pas avoir de réponses à ses questions".

Pour la famille de Narumi, le silence du suspect signifie l'absence de révélations sur le lieu où se trouve le corps de la jeune disparue.

Me Galley, l'avocate des parents de Narumi. - Radio France
Me Galley, l'avocate des parents de Narumi. © Radio France - Virginie Vandeville
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