Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Affaire Narumi : "Les investigations justifient la demande d'extradition de Nicolas Zepeda" explique le procureur

L'enquête sur la disparition de Narumi Kurosaki en décembre 2016 à Besançon est close, a expliqué ce jeudi le procureur de la République. Près de trois ans d'investigations "justifient la demande d'extradition de Nicolas Zepeda" pour qu'il comparaisse aux assises pour "assassinat".

Le procureur de Besançon annonce que l'enquête sur la disparition de Narumi est close.
Le procureur de Besançon annonce que l'enquête sur la disparition de Narumi est close. © Maxppp - Arnaud CASTAGNE

Besançon, France

Près de trois ans après la disparition de Narumi Kurosaki à Besançon, "l'enquête est close" a annoncé ce jeudi le procureur de la République, lors d'une conférence de presse. Etienne Manteaux a confirmé qu'une demande d'extradition était transmise au ministère de la justice, demande qui sera transmise officiellement aux autorités chiliennes. C'est au Chili, dans son pays, que réside Nicolas Zepeda Contreras, 28 ans, ancien petit ami de l'étudiante japonaise, seul suspect dans cette affaire.

Narumi Kurosaki, 21 ans, résidait dans une cité universitaire de Besançon lorsqu'elle a disparu, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016. Ce soir-là, plusieurs étudiants, logeant au même étage qu'elle, ont entendu un grand cri. La jeune fille n'a jamais été revue. Des recherches ont été menées pendant de longs mois, notamment dans le Jura, mais son corps n'a pas été retrouvé. 

Le risque d'un procès en l'absence du suspect

La thèse de l'assassinat a été rapidement retenue par les enquêteurs. Nicolas Zepeda, l'ex-petit copain de Narumi Kurosaki, était avec elle la veille de sa disparition, mais il est rentré au Chili. Un mandat d'arrêt international a été lancé à son encontre dès le 23 décembre, mais il n'a jamais été mis en oeuvre par les autorités chiliennes. 

Selon le procureur de la République de Besançon, "ces 34 mois d'investigations justifient la demande d'extradition de Nicolas Zepeda pour qu'il comparaisse devant la cour d'assises de Besançon pour l'assassinat de Narumi Kurosaki, commis le 5 décembre 2016 au matin". Cette demande pourrait être analysée "sous quelques mois" par le Chili, a précisé Etienne Manteaux. 

Le Chili n'extrade généralement pas ses ressortissants. Si Nicolas Zepeda n'est pas extradé, "ce sera un procès par défaut, bien évidemment insatisfaisant" a commenté le magistrat.

En avril 2019, le procureur de la République de Besançon avait rencontré Nicolas Zepeda au Chili. Le suspect avait été, pour la première fois, confronté aux preuves réunies par les enquêteurs français. Devant Etienne Manteaux, la juge d'instruction et deux autres enquêteurs, une magistrate chilienne avait posé 95 questions au jeune homme. Il avait, à chaque fois, fait valoir son droit au silence.

Choix de la station

France Bleu