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Dossier : Disparition de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki à Besançon

Affaire Narumi : Nicolas Zepeda mis en examen et placé en détention, récit de 24h de marathon judiciaire

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Besançon, France Bleu Belfort-Montbéliard

Après sept heures passées au tribunal de Besançon, le Chilien Nicolas Zepeda a été mis en examen pour assassinat et placé en détention. C'est le principal suspect dans la disparition de l'étudiante japonaise, Narumi Kurosaki en décembre 2016 à Besançon.

Nicolas Zepeda en route pour la maison d'arrêt de Besançon
Nicolas Zepeda en route pour la maison d'arrêt de Besançon © AFP - Sébastien Bozon

Direction la maison d'arrêt de Besançon pour Nicolas Zepeda ce vendredi soir : après plusieurs heures de débats et de délibérations, la juge des libertés et de la détention a décidé de placer le principal suspect dans l'assassinat de Narumi Kurosaki en détention provisoire. "C'est justifié : pour garantir votre maintien à la disposition de la justice, pour mettre fin aux troubles de l'ordre public, pour préserver votre intégrité physique", a-t-elle expliqué au Chilien de 29 ans. 

Nicolas Zepeda a quitté le tribunal de Besançon aux alentours de minuit
Nicolas Zepeda a quitté le tribunal de Besançon aux alentours de minuit © Radio France - Marianne Naquet

C'est un premier revers pour la défense du suspect chilien : ses avocats ont plaidé pour qu'il soit placé sous contrôle judiciaire dans un appartement à Paris, dans un Airbnb loué par son père. "Je m'engage à me présenter à toutes les convocations", a promis le jeune homme, qui a pris la parole deux minutes. 

Premières passes d'armes entre l'accusation et la défense

On n'est pas au procès d'assises mais la bataille a déjà commencé entre les avocats et le Parquet. C'est le procureur de la République de Besançon qui dégaine : il demande le placement en détention de Nicolas Zepeda. "Après son extradition par le Chili, il ne doit pas prendre la fuite, nous avons une obligation de résultats, celle d'assurer qu'il sera bien sur le banc des accusés le jour où le procès s'ouvrira devant la cour d'Assises du Doubs", avance Etienne Manteaux. "

S'il y avait eu un risque de fuite, il l'aurait pris

"Nous ne sommes pas là pour faire plaisir au Chili" réplique l'avocate de Nicolas Zepeda, Jacqueline Laffont, pour qui il n'y aucun risque de fuite. Première passe d'armes. "Il avait les moyens de quitter le Chili, il ne l'a jamais fait, a-t-elle souligné. Il est resté là-bas, il s'est présenté à toutes les audiences. Quand son extradition a été prononcée, il est allé pointé, il a attendu et aujourd'hui, il est là. S'il y avait eu un risque de fuite, il l'aurait pris. Nous avons un logement, vous pourrez récupérer ses passeports et son père propose de verser un cautionnement."

Une seule personne dans la salle sait où est le corps de Narumi 

Deuxième passe d'arme : sur le profil de Nicolas Zepeda : "c'est un homme calculateur, redoutable", dit le procureur et il ajoute : "une seule personne dans la salle sait où est le corps de Narumi",tout ça en fixant Nicolas Zepeda. 

Jacqueline Laffont, l'avocate répond : "Cet homme est présumé innocent, personne ne sait ce qui s'est passé ni Monsieur Zepeda." Depuis le début, le Chilien de 29 ans a toujours eu la même ligne de défense devant les éléments des enquêteurs bisontins. Dans le bureau de la juge d'instruction, il a refusé de répondre aux questions.

Nicolas Zepeda escorté par des officiers de la Police Judiciaire et la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI)
Nicolas Zepeda escorté par des officiers de la Police Judiciaire et la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) © AFP - Sébastien Bozon

Plus de 24h de marathon judiciaire pour Nicolas Zepeda

Nicolas Zepeda est resté très calme tout au long des différentes étapes de son parcours judiciaire. Il a décollé jeudi soir de Santiago pour arriver à Paris vers 11h15, puis à Besançon vers 17h. Son visage ne traduit aucune émotion, même pas un signe de fatigue quand il apparaît à l'audience du Juge des Libertés et de la Détention (JLD).

Le jeune homme s'avance à la barre, écoute calmement la juge. Vêtu d'un pantalon en toile gris et d'un col roulé noir, il garde les mains croisées dans le dos. Et écoute la traductrice. A la fin de la plaidoirie de son avocate, il sort une petite feuille blanche et lit en espagnol ce qu'il a écrit :"Je suis sur le territoire français et je m'engage à me présenter à toutes les convocations."  

Un peu hésitant, il ajoute : "je n'ai jamais commis de violence ni exercé la moindre pression sur quiconque... " Pas un mot, pas une allusion à Narumi. La famille de l'étudiante japonaise attendait des "révélations" selon leur avocate Me Sylvie Galley. La jeune femme aurait eu 25 ans le 23 juillet 2020, jour de l'extradition de Nicolas Zepeda. "Ils voudraient supplier Nicolas Zepeda de leur révéler le lieu où est Narumi car la place de Narumi est près de ses parents", a déclaré l'avocate. Le corps de Narumi reste introuvable malgré deux ans de recherches.

Un procès "raisonnablement courant 2021"?

A présent, les avocats du Chilien de 29 ans peuvent saisir la Cour d'Appel pour contester le placement en détention provisoire. Le procès de Nicolas Zepeda pour homicide volontaire avec préméditation pourrait lui se tenir "raisonnablement courant 2021", selon le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux ou dans deux ans.

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