Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Affaire "Notre Dame mère de la Lumière" : enfin le procès ?

Renvoyé à de multiples reprises, le procès dit "Notre Dame mère de la Lumière" devrait enfin se tenir ce mardi à Caen. Il portera sur le libre consentement de certains membres (ou ex membres) de cette association dirigée par un médecin en exercice.

Le procès "Notre Dame mère de la lumière" prévu aujourd'hui à Caen
Le procès "Notre Dame mère de la lumière" prévu aujourd'hui à Caen © Radio France - Didier Charpin

Caen, France

C’est une complexe affaire de soupçons d’abus de faiblesse qui sera examinée ce mardi 21 mai 2019 devant le tribunal correctionnel de Caen. Un seul prévenu, le président de l’association "Notre Dame mère de la Lumière". Un homme bien inséré socialement, médecin urgentiste au CHU de Caen, et bien connu il y a une dizaines d’années pour sa présence auprès de sans-abris, avec d’autres étudiants rencontrés à l’aumônerie de Caen. Désormais trentenaire, l'homme est soupçonné « d'abus frauduleux de l’ignorance ou de la faiblesse d’une personne par dirigeant d’un groupement ». 

Liberté de choix de vie ?

L'affaire a débuté en 2016 après un signalement de l'ADFI, l’association pour la défense des familles et de l’individu. Le Président de l’association aurait exercé une emprise mentale sur des membres de « Notre Dame mère de la lumière ». Placé en garde à vue en juin dernier, il était ressorti libre mais placé sous contrôle judiciaire. Avec notamment l’interdiction d’entrer en contact avec des membres de l’association, sachant que certains vivent en communauté dans deux maisons au Sud-Ouest de Caen : l'une à Verson et l'autre à Tourville-sur-Odon. L'audience ce mardi devra déterminer si ces personnes y vivent sous la contrainte, ou si elles disposent de leur autonomie et d'une réelle liberté de choix. 

Le procès a déjà renvoyé à plusieurs reprises, la dernière fois au début de l'année parce que deux nouveaux plaignants venaient de saisir la justice. Le procès compte quatorze parties civiles « physiques » (auxquelles il faut ajouter l’Ordre des Médecins du Calvados). Tous devraient être présents ce mardi, aux côtés de certains membres de l’association qui refusent –eux- d’être considérés comme des victimes.