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Affaire Omar Raddad : une nouvelle requête en révision déposée ce jeudi après des découvertes ADN

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Azur

Une nouvelle requête en révision du procès d'Omar Raddad va être déposée ce jeudi, a annoncé son avocate ce lundi 21 juin. Il s'agit de l'une des affaires criminelles françaises les plus célèbres, notamment en raison des mots "Omar m’a tuer" inscrits sur une porte avec le sang de la victime.

Omar Raddad est défendu par l'avocate Sylvie Noachovitch.
Omar Raddad est défendu par l'avocate Sylvie Noachovitch. © AFP - MEHDI FEDOUACH

La défense d'Omar Raddad, jardinier marocain condamné pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 à Mougins, va déposer ce jeudi 24 juin une nouvelle requête en révision de son procès sur la base de nouvelles analyses des traces ADN découvertes en 2015, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué. 

Cette demande de révision s'appuie sur les analyses ultérieures d'un expert, rendues en 2019 et dévoilées lundi par Le Monde. Ce rapport conclut à la présence d'une trentaine de traces d'un ADN complet masculin n'appartenant pas au jardinier et trouvées dans l'une des inscriptions faites avec le sang de la victime qui désignaient Omar Raddad comme le meurtrier.

"Omar m'a tuer"

Ghislaine Marchal, la riche veuve d'un équipementier automobile, avait 65 ans quand elle a été retrouvée baignant dans son sang dans la cave de sa propriété le 23 juin 1991. Sur deux portes, les inscriptions "Omar m'a tuer" (sic) et "Omar m'a t" avaient été écrites avec son sang.

Trois ans plus tard, en 1994, Omar Raddad avait été condamné à 18 ans de réclusion, sans possibilité de faire appel à l'époque. Il a ensuite bénéficié d'une grâce partielle du président Jacques Chirac et d'une libération conditionnelle en 1998 mais cette grâce ne vaut pas annulation de la condamnation et ne l'innocente pas.

Nouvelles investigations

Dans cette affaire, des investigations ont été relancées en 2015. Dans son rapport de 2019, l'expert Laurent Breniaux, cité par Le Monde et dont les conclusions ont été confirmées à l'AFP par l'avocate d'Omar Raddad Me Sylvie Noachovitch, se prononce sur l'origine de cette trentaine de traces d'ADN et penche en faveur des "hypothèses de transfert primaire direct ou indirect au moment des faits". Autrement dit, l'ADN aurait été déposé potentiellement par l'auteur du message. Ces nouvelles traces d'ADN avaient été comparées avec une liste de proches de Ghislaine Marchal, comparaisons qui se sont révélées négatives. 

L'avocate de l'ex-jardinier déposera sa requête jeudi au palais de justice de Paris en présence de l'académicien Jean Marie Rouart, auteur d'un livre sur cette affaire criminelle, l'une des plus célèbres en France, et de l'ancien député Georges Fenech, un des artisans de la réforme qui a assoupli en 2014 les conditions de révision d'une condamnation définitive, selon le communiqué. "Grâce aux éléments nouveaux découverts depuis la dernière décision de rejet de la Cour de révision" en 2002, "la vérité sur l'innocence d'Omar Raddad sera reconnue, c'est notre intime conviction", poursuit le communiqué.

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