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Faits divers – Justice

Procès de Maurice Papon : "Le verdict s'est joué à une voix"

vendredi 6 octobre 2017 à 10:11 Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde et France Bleu

L'avocat bordelais à l'origine de la première plainte déposée contre Maurice Papon a consacré 23 ans de sa vie et trois livres à "l'affaire". Vingt ans après, il nous en livre les petites et grandes anecdotes.

Gérard Boulanger dans le studio de France Bleu Gironde
Gérard Boulanger dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France - Aurélie Bambuck

Bordeaux, France

Le procès Papon, qui se déroula à Bordeaux d'octobre 1997 à avril 1998, il y a 20 ans, reste aujourd'hui encore le plus long procès criminel de l'après guerre. Dès son ouverture devant la cour d'assises de Bordeaux, place de la République, il déclencha une mobilisation très importante des partisans de l'ancien fonctionnaire de Vichy comme de ses accusateurs. Et les débats avaient autant lieu à l'intérieur de la salle d'audience qu'à l'extérieur, se souvient Gérard Boulanger, invité de France Bleu Gironde ce vendredi matin. L'avocat défendait à l'époque 26 parties civiles.

Papon paradait dans Bordeaux en fumant de gros cigares

Dès l'ouverture de son procès, Maurice Papon est conduit à l’hôpital Haut Lévêque pour y être examiné, et s'assurer que son état de santé est compatible avec sa comparution devant la cour d'assises. Il faut à l'époque plus de 150 CRS devant l'établissement pour empêcher une émeute. Par la suite, l'ancien secrétaire général de la préfecture de Gironde "paradera en ville avec verre de Margaux et gros cigares" pendant toute la durée de son procès, se souvient Gérard Boulanger.

Un verdict à une voix près

Après six mois de procès, les jurés de la cour d'assises se retirent pour délibérer. L'avocat général avait requis 20 ans de prison et au bout de 19 heures de débat et une nuit blanche, le verdict tombe : 10 ans de réclusion criminelle. Une décision prise à une voix près a appris bien plus tard l'avocat bordelais.