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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

VIDEOS - Affaire Péchier : l'anesthésiste de Besançon reste libre sous contrôle judiciaire

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu

La cour d'appel de Besançon a décidé ce mercredi de laisser libre l'anesthésiste bisontin Frédéric Péchier. Le médecin est mis en examen pour empoisonnement de 24 patients, de 2008 à 2016. L'accusation demandait son placement en détention provisoire. Des familles de victimes crient leur colère.

Le docteur Péchier, au second plan, lors de son arrivée au palais de justice de Besançon.
Le docteur Péchier, au second plan, lors de son arrivée au palais de justice de Besançon. © AFP - Sébastien Bozon

Besançon, France

Après quatre heures d'audience et une petite heure de délibéré, la cour d'appel de Besançon a décidé ce mercredi de ne pas placer le docteur Péchier en détention provisoire, malgré les réquisitions du parquet et sa mise en examen pour 24 cas d'empoisonnements de patients. Depuis sa première mise en examen pour empoisonnement, en 2017, l'anesthésiste bisontin n'est jamais allé en prison et c'est libre qu'il va suivre les prochaines étapes de ce feuilleton judiciaire. 

Les avocats de Frédéric Péchier ont plaidé sur les garanties de représentation de leur client. Ils ont balayé les accusations, en provenance de certains avocats de la partie civile, de violation du contrôle judiciaire par l'anesthésiste. Ils estiment aussi qu'il n'y a "pas de charges sérieuses" contre leur client. Le contrôle judiciaire appliqué à leur client reste le même que celui décidé au moment de sa deuxième mise en examen, au mois de mai. Il n'a pas le droit d'exercer et ne peut pas résider à Besançon.

Le docteur Péchier est "soulagé" selon ses avocats

Cette décision, c'est "celle que nous espérions et c'est ce que l'équité et le droit commandaient" a réagi Me Jean-Yves Leborgne, l'un des avocats du docteur Péchier. Le médecin est "soulagé" ajoute son confrère, Me Schwerdorffer, qui salue une "décision courageuse" sur un "dossier compliqué". L'avocat bisontin appelle à "respecter la présomption d'innocence" de son client, estimant que le dossier est "en l'état, sans preuve".

"C'est une honte !" - le grand-père de Teddy, 4 ans

Du côté des parties civiles, c'est une mauvaise surprise : une trentaine de victimes ou de familles de victimes ont assisté à l'audience. Elles réclamaient que le docteur Péchier soit incarcéré.  

Georges Horter, le grand-père de Teddy, un petit garçon de 4 ans qui a fait deux arrêts cardiaques au cours d'une opération des amygdales, a laissé éclater sa colère : "C'est une honte, je suis très en colère ! La justice marche des fois à la tête des clients ! Quand la personne est riche, on peut acheter bien des choses".

Des "entorses au contrôle judiciaire"

Selon Me Stéphane Giuranna, l'un des avocats des parties civiles, cité par l'AFP, la cour a estimé que le médecin avait certes "commis quelques entorses à son contrôle judiciaire", lui conseillant "de ne pas y revenir". Mais "elle a décidé de ne pas se déjuger" puisque cette même cour l'avait déjà laissé en liberté sous contrôle judiciaire en 2017, a-t-il ajouté.