Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

Affaire Péchier : la cour d'appel se prononce sur la détention provisoire de l'anesthésiste de Besançon

La cour d'appel de Besançon se prononce sur le placement en détention provisoire -ou pas- de l'anesthésiste bisontin Frédéric Péchier. Le médecin est mis en examen pour empoisonnement de 24 patients. La décision sera rendue en début d'après-midi.

Le docteur Péchier, à droite, avec l'un de ses avocats, Randall Schwerdorffer.
Le docteur Péchier, à droite, avec l'un de ses avocats, Randall Schwerdorffer. © AFP - Sébastien Bozon

Besançon, France

La cour d'appel de Besançon a examiné pendant plus de quatre heures ce mercredi, à huis-clos, la question de l'incarcération du docteur Péchier. Les magistrats ont entendu les différentes parties puis se sont retirés pour délibérer. La décision sera rendue en début d'après-midi.

Depuis sa première mise en examen pour empoisonnement, en 2017, l'anesthésiste bisontin est resté libre sous contrôle judiciaire. Le 16 mai 2019, l'enquête a été élargie de sept à 24 cas d'empoisonnements suspects, mais Frédéric Péchier n'a toujours pas été incarcéré, alors que le parquet demandait son placement en détention provisoire. 

Le contrôle judiciaire du docteur Péchier, renforcé au mois de mai, lui interdit de demeurer à Besançon, mais il a obtenu une dérogation pour assister à l'audience. On l'a vu entrer, mercredi matin, dans le palais de justice, "serein" avant l'audience, selon l'un de ses avocats, Me Randall Schwerdorffer. "Je ne vous dirais pas qu'il est détendu", a-t-il indiqué à l'AFP à propos de son client, "mais il fait confiance à la chambre de l'instruction". Outre Me Schwerdorffer, l'anesthésiste est accompagné par deux autres défenseurs, Jean-Yves Leborgne, et Lionel Bethune de Moro. Son épouse et ses filles sont également sur place.

Une trentaine de parties civiles dans la salle d'audience

Si l'audience s'est tenue à huis-clos, donc sans la présence de la presse, les victimes ou leurs proches y ont assisté. Une trentaine de personnes étaient à l'audience et une vingtaine attendaient encore à l'extérieur. Parmi ces familles, celle de Teddy, opéré à l'âge de 4 ans en 2016 des amygdales, victime de deux arrêts cardiaques lors de l'intervention. L'enfant va bien aujourd'hui, mais sa famille veut voir le docteur Péchier derrière les barreaux avant son procès.

La famille d'une des victimes présumées dans l'affaire de l'anesthésiste de Besançon. - Radio France
La famille d'une des victimes présumées dans l'affaire de l'anesthésiste de Besançon. © Radio France - Thomas Vichard

Selon des avocats des parties civiles, notamment Me Douchez, le défenseur de la clinique Saint-Vincent où s'est déroulée une partie des faits, le docteur Péchier n'a pas respecté son contrôle judiciaire. Des accusations qualifiées de "ridicules" par l'avocat du médecin. 

Me Frédéric Douchez, avocat de la clinique Saint-Vincent, estime que le docteur Péchier a violé les règles de son contrôle judiciaire. - Radio France
Me Frédéric Douchez, avocat de la clinique Saint-Vincent, estime que le docteur Péchier a violé les règles de son contrôle judiciaire. © Radio France - Dimitri Imbert