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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Bernard Preynat

Affaire Preynat : les propos du pape François dans l'avion qui le ramenait du Mexique

vendredi 19 février 2016 à 7:10 Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire

Jeudi soir, dans l'avion, le pape François a évoqué la question de la pédophilie : «un évêque qui se limite à changer de paroisse un prêtre pédophile est un inconscient. La meilleure chose qui lui reste à faire, c’est de présenter sa démission».

Le pape François est rentré du Mexique jeudi soir.
Le pape François est rentré du Mexique jeudi soir. © Maxppp - Osservatore Romano / EIDON

Un évêque qui change de paroisse un prêtre soupçonné de pédophilie est "un inconscient" qui doit "présenter sa démission" a déclaré le pape François le 19 février dernier. Difficile de ne pas penser au cas du père Preynat, muté à plusieurs reprises dans le Rhône et dans la Loire, après avoir été dénoncé pour agression sexuelles sur mineurs par des parents dans les années 80-90. Il a depuis été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs fin janvier 2016.

Dans l'avion jeudi soir, le pape François s'est montré formel quand il s’agit de lutter contre les abus sexuels dans l’Église, fléau qu'il a qualifié de "monstrueux".

Les propos du pape dans l'avion au micro de Mathilde Imberty.

Le contexte est au moins double. Le souverain pontife rentrait du Mexique où il a demandé d'applaudir son prédécesseur Benoit XVI affirmant qu'il avait lutté seul avant d'être pape pour dénoncer le scandale du fondateur des Légionnaires du Christ, pédophile, mais qu'il avait été bloqué dans ses efforts.

Et puis il y a l'affaire du père Preynat, que le Vatican connait. L'association "La Parole Libérée" qui regroupe d'anciens scouts, victimes présumées de ce prêtre, a écrit au pape. Ils étaient choqués par un écrit récent de Tony Anatrella, consulteur au Conseil pontifical de la famille, dans lequel il assurait qu'il n’incombe pas forcément à un évêque de signaler les suspects aux autorités s’ils sont informés d’un crime ou d’un acte immoral.

Quelques jours plus tard, le cardinal Seán O’Malley, qui préside la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a indirectement répondu à l’association. Réaffirmant que les autorités religieuses doivent dénoncer à la justice toute suspicion d’abus sexuels : "au-delà des contraintes juridiques, ils assumeront leur devoir moral de signaler aux autorités judiciaires en charge de la protection sociale tout mauvais traitement, même présumé".

La déclaration du pape peut-elle pousser le cardinal Barbarin à la démission ? En tout cas la semaine dernière, Régine Maire, déléguée à l'écoute des victimes au diocèse de Lyon, l'a évoqué sur TLM, Télé Lyon Métropole.

Ce n'est qu'un sentiment personnel" a affirmé hier à France Bleu Saint-Étienne Loire, le directeur de cabinet de Philippe Barbarin, pour qui la démission du cardinal n'était pas à l'ordre du jour. Il a ajouté qu'il "fallait laisser la justice travailler".

Lire aussi : Notre dossier sur "l'affaire Bernard Preynat"