Faits divers – Justice

Affaire Jacqueline Sauvage : François Hollande prendra le temps de la réflexion

Par Clémence Gourdon, France Bleu Orléans et France Bleu vendredi 29 janvier 2016 à 17:55 Mis à jour le vendredi 29 janvier 2016 à 18:10

Jacqueline Sauvage lors de son procès en appel
Jacqueline Sauvage lors de son procès en appel © Maxppp

François Hollande a reçu ce vendredi la famille de Jacqueline Sauvage, condamnée à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari qui la battait depuis des années. Selon son entourage, le président de la République se donne le temps de la réflexion avant de prendre sa décision sur la demande de grâce.

Jacqueline Sauvage devra encore attendre pour être fixée sur son sort. Ce vendredi 29 janvier, les filles et les avocates de la femme qui a été condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son mari violent ont été reçues à l'Elysée par François Hollande. À l'issue de cet entretien, un des collaborateurs du chef d'État a précisé qu'il prendrait "le temps de la réflexion avant de donner sa décision".

Décision dans les prochains jours ?

Sylvie, Carole et Fabienne Marot, les filles de Jacqueline Sauvage, ainsi que ses avocates, ont été reçues à 16h30**, par François Hollande. La veille, son entourage déclarait à l'AFP : "Le président de la République les reçoit pour les écouter sans que l'on puisse dire, à ce stade, quand la décision sera effectivement prise". La demande de recours en grâce a été transmise au président de la République fin décembre 2015.

Sur France Info, l'avocate de Jacqueline Sauvage a déclaré que "le président rendra(it) sa décision dans les tous prochains jours" sur la demande de grâce.

Une pétition en ligne et un comité de soutien à Jacqueline Sauvage se sont ensuite constitués. Ce dernier réunit notamment la maire PS de Paris Anne Hidalgo, le leader écologiste Daniel Cohn-Bendit, ou encore le dirigeant du Front de gauche, Jean Luc Mélenchon. Tous réclament la "libération immédiate" de Jacqueline Sauvage.

Le 3 décembre 2015, la cour d'assises du Loir-et-Cher avait confirmé en appel la condamnation à 10 ans de réclusion de Jacqueline Sauvage, reconnue coupable d'avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal.

Ce mardi 26 janvier, l'Elysée a fait savoir que François Hollande avait "bien entendu la mobilisation" pour obtenir la grâce présidentielle, ajoutant toutefois qu'il fallait "suivre la procédure". Depuis le début de son mandat, le président de la République n'a exercé qu'une grâce "en permettant une libération conditionnelle sans éteindre la peine", a rappelé l'Élysée. Il s'agissait du plus vieux détenu de France, Philippe El Shennawy, libéré en 2014.

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