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Faits divers - Justice

Affaire Smoby : l'ex-PDG ne retournera pas en prison

Poursuivi pour détournement de fonds, l'ex-PDG du fabricant de jouets Smoby a été condamné ce lundi à Nancy à quatre ans de prison, dont trois ans et demi avec sursis. Jean-Christophe Breuil ayant effectué six mois de détention préventive, il ne retournera pas derrière les barreaux.

 Jean-Christophe BREUIL, ex-pdg du géant SMOBY
Jean-Christophe BREUIL, ex-pdg du géant SMOBY © Maxppp - Alexandre Marchi

Nancy, France

Le tribunal correctionnel de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy a rendu ce lundi son jugement à l'encontre de Jean-Christophe Breuil, ex-PDG du groupe Smoby, poursuivi, avec six autres personnes, pour une dizaine d'infractions, commises entre 1999 et 2008. La justice lui reproche notamment d'avoir détourné à son profit près de 10 millions d'euros des comptes du fabricant de jouets jurassien.  

Jean-Christophe Breuil, 49 ans, est condamné à quatre ans de prison, dont trois ans et demi avec sursis, ce qui est conforme aux réquisitions du procureur, prononcées le 7 octobre. L'ancien chef d'entreprise ayant effectué six mois de détention provisoire en 2008, il ne retourne pas derrière les barreaux. "Tout risque de prison est écarté", s'est d'ailleurs félicité son avocat, Me François Saint-Pierre.

Le chalet à Avoriaz confisqué

En revanche, le tribunal n'a pas totalement suivi les réquisitions sur le montant des sommes confisquées à l'ancien dirigeant. Le procureur demandait la saisie de 5 millions d'euros. Ce sera finalement un peu plus de 2,5 millions d'euros, soit la valeur de son chalet dans la station de ski d'Avoriaz. "Ce chalet avait été saisi par la justice comme ayant été payé par des comptes à l'étranger", commente Me Saint-Pierre, "nous n'avons pas discuté de cela, c'était reconnu".

Jean-Christophe Breuil ne fera pas appel de ce jugement, selon son avocat, soulignant la longueur de la procédure, qui a duré douze ans. "C'est ainsi que cette longue page judiciaire sera tournée", conclut Me Saint-Pierre.

On a le sentiment d'une justice de classe - Richard Dhivers, CGT du Jura

La CGT du Jura, qui s'était portée partie civile dans ce dossier, réfléchit, elle, à faire appel. Au vu de la peine prononcée, son secrétaire général, Richard Dhivers, dénonce "une disproportion phénoménale". "On a le sentiment d'une justice de classe", proteste-t-il, rappelant les 800 emplois supprimés en France au moment de la liquidation judiciaire de Smoby, en 2008. "La délinquance en col blanc s'en sort bien", note le syndicaliste.

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