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Faits divers – Justice

Affaire Troadec : deux ans après, les voisins de la famille veulent passer à autre chose

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Par , France Bleu, France Bleu Loire Océan

Plus de deux ans après le quadruple assassinat de la famille Troadec, une reconstitution est organisée, ce lundi à Orvault, en présence du meurtrier présumé. Les habitants de la rue ne souhaitent eux qu'une chose, clore le chapitre "Troadec" pour enfin reprendre le cour normal de leur vie.

"Il n'est pas rare de voir des gens me demander où se situe la maison des Troadec, peste une riveraine. Je leur réponds : vous n'avez pas mieux à faire ?"
"Il n'est pas rare de voir des gens me demander où se situe la maison des Troadec, peste une riveraine. Je leur réponds : vous n'avez pas mieux à faire ?" © Radio France - Florian Cazzola

Orvault, France

Les caméras ont déserté les lieux et les badauds se font de plus en plus rares dans la rue d’Auteuil, à Orvault, à la recherche de "la maison du 24". Depuis deux ans, les riverains du quartier n’aspirent qu’à une chose, tourner la page "Troadec". Mais avant, ils devront être confrontés à une reconstitution du drame, ce lundi soir, en présence de l’assassin présumé. 

Des scellés sont toujours visibles sur la maison des Troadec à Orvault, deux ans après la mort des quatre membres de la famille, tués par le beau-frère du père, Hubert Caouissin. - Radio France
Des scellés sont toujours visibles sur la maison des Troadec à Orvault, deux ans après la mort des quatre membres de la famille, tués par le beau-frère du père, Hubert Caouissin. © Radio France - Florian Cazzola

« J’avais coché cette date sur le calendrier »

Seul le vent et les allées et venues des voitures sont susceptibles de briser le calme qui règne dans cette rue. Quand on tend un micro auprès des quelques habitants rencontrés dans le quartier, rares sont ceux à vouloir s’arrêter. "Ah, vous venez pour la reconstitution", lancent les uns. "Encore des journalistes", rétorquent les autres. 

Si la rue avait quelque peu retrouvé son calme, ces derniers mois, elle devrait de nouveau être sujette à toutes les curiosités, ce lundi soir. "Je ne vois pas trop l’intérêt de ce battage médiatique, peste Dominique en plein lavage de sa voiture. C'est un événement triste mais je ne comprends pas pourquoi il y a une telle fascination autour de cette affaire." Pour la première fois depuis cette nuit du 16 au 17 février 2017, Hubert Caouissin, l’auteur présumé du quadruple assassinat, va retourner sur les lieux pour les besoins de l'enquête, toujours en cours.

Cette reconstitution, ça nous oblige à y repenser [à l'assassinat de la famille Troadec].  Cette date je l'ai coché sur le calendrier en disant : je tacherai d'y jeter un œil, pour voir comment ça se passe, même si je sais qu'il sera impossible de voir quoique ce soit", Yves, un voisin. 

Un couple est venu me voir pour me demander où était la maison des "Troadec"

La famille Troadec a occupé les esprits et les discussions pendant des mois, dans cette rue. "Cette reconstitution fait remonter de mauvais souvenirs, concède un retraité du début de la rue, en train de rentrer sa voiture au garage. Les barrières, les policiers, les caméras, ça nous renvoie deux ans en arrière. Si on peut se débarrasser de ça au plus vite, ça serait bien."

La maison de la famille Troadec à Orvault en avril 2019. - Radio France
La maison de la famille Troadec à Orvault en avril 2019. © Radio France - Florian Cazzola

Au fur et à mesure que l’on approche le domicile de la famille Troadec, toujours sous scellés, les gens sont de moins en moins loquaces. "Moi, personnellement, j’en ai marre, lance une voisine emmitouflée dans un pull en laine, une grosse écharpe autour du cou et pressée de rentrer chez elle. Il y a encore quelques semaines, un couple est venu me voir pour me demander où est située la maison des Troadec. Je leur ai répondu : vous n’avez pas mieux à faire de votre vie". 

« On a vraiment envie de passer à autre chose et qu’on arrête de nous parler de cette affaire, explique une maman accompagnée de ses deux enfants. Mais _on se demande bien ce que va devenir cette maison. Si elle sera vendue ou détruite_. » « Moi, j’espère qu’on la rasera », lance une femme avant de tourner le dos et d’accélérer le pas pour disparaître à l'angle de la rue.