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Dossier : Affaire Troadec

Affaire Troadec : ce que l'on attend de la deuxième semaine de procès

La deuxième semaine du procès de l'affaire Troadec s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises de Loire-Atlantique. Les deux accusés Hubert Caouissin et Lydie Troadec vont être interrogés sur les faits, quatre ans après le quadruple meurtre à Orvault, près de Nantes.

Pendant le procès qui dure près de 3 semaines, l'activité judiciaire se poursuit au palais de justice de Nantes
Pendant le procès qui dure près de 3 semaines, l'activité judiciaire se poursuit au palais de justice de Nantes © Radio France - Anne Patinec

Le procès de l’affaire Troadec qui s’est ouvert le 22 juin se poursuit toute cette semaine devant la cour d’assises de Loire-Atlantique à Nantes. En février 2017 à Orvault près de Nantes, les époux Troadec et leurs deux enfants avaient été tués dans leur pavillon. Leur beau-frère Hubert Caouissin, 50 ans, a reconnu leur avoir donné la mort ; il comparait aux côtés de sa compagne, Lydie Troadec, 52 ans, jugée notamment pour recel de cadavres. Après avoir examiné la personnalité des deux accusés, la cour se penche cette semaine sur les faits. Une plongée dans l’horreur qui s’annonce difficile pour les parties civiles mais aussi pour les jurés.

La nuit du drame du 16 au 17 février 2017

Il est le seul Hubert Caouissin à savoir ce qui s’est réellement passé cette nuit de février dans le pavillon de la famille Troadec et les différentes parties auront sûrement de nombreuses questions à lui poser. L’accusé reconnaît qu’il a tué les enfants Sébastien et Charlotte puis les parents Brigitte et Pascal. Mais il a réaffirmé au début du procès que "ce n’était pas volontaire." Il  explique qu’il était venu chez eux pour les espionner, qu’après être rentré dans la maison, il a été surpris par Pascal, armé d’un pied de biche et que cela a dégénéré. L'arme du crime n'a jamais été récupérée par les enquêteurs. Même si la préméditation n'a pas été retenue, les proches de la famille Troadec ne croient pas à sa version. 

L'horreur a duré plusieurs jours

Certains moments de l’audience seront sûrement très difficiles pour les proches des victimes mais aussi pour les jurés car la cour va aussi s’intéresser à ce que Hubert Caouissin a fait après cette terrible nuit et c’est une plongée dans l’horreur. Après nettoyé les pavillon d'Orvault et avoir transporté les corps jusqu'à sa ferme de Pont-de-Buis (Finistère), il les a méthodiquement démembrés, dépecés, brûlés. Les 4 crânes n'ont jamais été retrouvés. 

"Délire paranoïaque" selon les psychiatres

Le rôle de sa compagne Lydie Troadec va aussi être examiné. La quinquagénaire reconnaît plusieurs voyages à Orvault après le drame mais déclare ne pas avoir participé au nettoyage de la maison, ni au transport des corps. Quand son compagnon procédait au "découpage des corps" sous le hangar de leur ferme, elle avait pour mission d'aller se promener avec leur fils. L'accusée est poursuivie pour "recel de cadavres " et "modification des lieux d'un crime". 

Autre moment attendu, en fin de semaine, les premiers experts psychiatres viendront à la barre. Après avoir examiné Hubert Caouissin durant l’instruction, ils tous ont conclu qu’il souffrait d’un "délire paranoïaque".

Le verdit est attendu le 8 juillet. Hubert Caouissin encourt la réclusion criminelle à perpétuité, et Lydie Troadec, qui comparait libre, trois ans d'emprisonnement. 

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