Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Les disparus d'Orvault

EN IMAGES - Affaire Troadec : la maison d'Orvault, théâtre d'une nuit d'horreur

-
Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Une reconstitution est prévue ce lundi à Orvault, au 24 rue d'Auteuil. C'est dans ce pavillon qu'Hubert Caouissin a avoué avoir tué la famille Troadec dans la nuit du 16 au 17 février 2017. Retour sur une nuit cauchemardesque.

La maison de la famille Troadec à Orvault en avril 2019.
La maison de la famille Troadec à Orvault en avril 2019. © Radio France - Florian Cazzola

Orvault, France

Le numéro 24 de la rue d'Auteuil à Orvault est encore recouvert de scellés. C'est là que la famille Troadec, Pascal, Brigitte et leurs enfants, ont été tués dans la nuit du 16 au 17 février 2017. Ce lundi, leur meurtrier présumé, Hubert Caouissin, revient sur les lieux du drame. Une reconstitution est en effet organisée de 21h à 3h du matin. Le beau-frère du père de famille va devoir répéter les gestes qu'il a effectués il y a deux ans. 

Mis en examen pour assassinats et atteinte à l'intégrité de cadavres, le quadragénaire est actuellement en détention provisoire. Il a avoué les meurtres, puis le démembrement des cadavres, mais a toujours répété qu'il n'avait pas rien prémédité. Hubert Caouissin était déjà sorti de sa cellule mi mars, pour se rendre dans sa ferme de Pont-de-Buis-lès-Quimerch, dans le Finistère, où des restes humains appartenant à la famille Troadec avaient été découverts au début de l'enquête.

Retour sur les événements macabres qui se sont déroulés dans la maison d'Orvault

Hubert Caouissin espionne la famille

Selon le récit d'Hubert Caouissin, l'homme de 48 ans, qui réside dans la région de Brest, prend la route et arrive à Orvault en début de soirée, ce 16 février 2017. Il veut espionner les conversations de la famille Troadec. Il écoute aux portes et aux fenêtres à l'aide d'un stéthoscope pour tenter de percer un mystère : il est persuadé que Pascal, son beau-frère, cache un trésor, des lingots d'or.

La nuit bascule à 23h

Vers 23h, le quadragénaire pénètre dans la maison, par le garage. Il veut, d'après lui, récupérer une clé. Sauf qu'il fait du bruit, et réveille les parents. Toujours selon la version d'Hubert Caouissin, Pascal Troadec, muni d'un pied-de-biche, et sa femme Brigitte se réveillent et surprennent l'intrus. Une dispute éclate. Le beau-frère saisit le pied-de-biche et tue les deux parents, puis les enfants, Charlotte 18 ans et Sébastien, 21 ans. 

Les scellés sont toujours visibles, deux ans après le drame, sur la maison des Troadec à Orvault. - Radio France
Les scellés sont toujours visibles, deux ans après le drame, sur la maison des Troadec à Orvault. © Radio France - Florian Cazzola

Une scène d'une grande violence selon le procureur de Nantes, Pierre Sennès. Mais l'avocate des sœurs de Brigitte Troadec doute fortement de la version d'Hubert Caouissin. Pour Cécile De Oliveira, l'homme était armé en arrivant et a tué les membres de la famille endormis. 

La scène de crime nettoyée le lendemain du drame

D'après ses aveux, Hubert Caouissin serait resté dans la maison jusqu'au petit matin, avant de reprendre la route pour le Finistère. Après en avoir parlé à sa compagne, Lydie, la sœur de Pascal Troadec, ils seraient tous les deux revenus à Orvault dans la journée pour nettoyer la maison et se débarrasser des corps. 

Le 23 février : les enquêteurs découvrent des traces de sang

Alertés par des proches de la famille qui s'inquiètent de n'avoir aucune nouvelle, une enquête est ouverte. Et le 23 février, la police découvre des traces de sang, appartenant aux Troadec, sur un téléphone portable, des oreillettes, une paire de chaussettes et aussi, moins nettes, comme si on avait tenté de les essuyer, au niveau de l'escalier. 

La maison en revanche était plutôt en ordre, comme si "tout s'était arrêté à un instant T". Les enquêteurs découvrent du linge encore humide dans la machine à laver, de la vaisselle dans l'évier, et dans le frigo, de la nourriture à peine périmée. Le chauffage lui est coupé, le froid s'est installé dans le pavillon.

Le 1er mars : quartier bouclé, maison passée au peigne fin

Les enquêteurs décident de boucler tout le quartier autour de la maison des Troadec, le jardin est fouillé méticuleusement. Ils recherchent également la voiture du fils, Sébastien, introuvable. 

Le 2 mars, ils découvrent la Peugeot 308 sur le parking d'une église à Saint-Nazaire. Dans le coffre, des traces de sang. La carte Vitale et le pantalon de Charlotte  sont repérés près de Brest, à plus de 250 km d'Orvault. 

Finalement, Hubert Caouissin est interpellé et passe aux aveux le dimanche 5 mars 2017. Avec Lydie Troadec, ils auraient démembré les corps, brûlé certaines parties, enterré d'autres. Des fragments humains, appartenant aux membres de la famille, sont découverts dans sa ferme de Pont-de-Buis. 

Les funérailles de la famille Troadec se déroulent finalement le vendredi 19 mai, en l'église Saint-Houardon de Landerneau. Le procès lui n'aura pas lieu avant l'année prochaine.

Un tourisme morbide à Orvault

A Orvault, les riverains voient passer des dizaines de curieux tous les week-ends. Certains viennent prendre des photos de la demeure blanche. Les voisins sont excédés, parfois obligés d'interpeller les passants qu'ils jugent irrespectueux. Et deux ans après le drame, le quartier est encore très marqué par ce drame.

Le résumé de l'enquête autour des disparus d'Orvault. - Visactu
Le résumé de l'enquête autour des disparus d'Orvault. © Visactu - Visactu

Retrouvez notre dossier complet sur l'affaire Troadec ici