Faits divers – Justice

EXCLU - Affaire Vincent Lambert : "Nous devons trouver une solution humaine", dit François Hollande

Par Sophie Constanzer et Alexandre Blanc, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu jeudi 19 janvier 2017 à 14:38 Mis à jour le jeudi 19 janvier 2017 à 15:01

François Hollande en visite dans les Ardennes ce jeudi.
François Hollande en visite dans les Ardennes ce jeudi. © Maxppp - Christian Lantenois

EXCLU FRANCE BLEU | Le chef de l'État François Hollande a réagi, ce jeudi, pour la première fois à la lettre du neveu de Vincent Lambert, qui lui demande de faire respecter la loi et de faire pression sur le CHU de Reims pour relancer la procédure d'arrêt des soins pour son oncle.

En visite dans les Ardennes ce jeudi 19 janvier, le président de la République François Hollande a accepté de répondre au neveu de Vincent Lambert, par l'intermédiaire de France Bleu Champagne-Ardenne. Le neveu de Vincent Lambert, ce patient en état végétatif hospitalisé au CHU de Reims depuis 2008, a écrit au chef de l'État le 10 janvier dernier pour lui demander de faire pression sur le CHU de Reims pour relancer la procédure collégiale d'arrêt des soins. "Moi je comprends sa démarche", a estimé François Hollande avant de poursuivre "nous avons fait voter une loi (sur la fin de vie) et nous devons trouver les formes pour la faire appliquer".

Nous devons maintenant trouver une solution humaine et digne -- François Hollande

"Ca ne peut pas être le président de la République qui en décide", souligne François Hollande. "Nous savons les différends qui existent dans cette famille donc nous devons maintenant trouver une solution humaine et digne dans le cadre de la loi". Le neveu de François Lambert, reproche au CHU de Reims de ne pas appliquer une décision judiciaire datant de juin 2016 : la cour administrative d'appel de Nancy avait alors ordonné à l'hôpital de reprendre l'arrêt des soins. Tandis que la famille, les parents d'un côté et l'épouse de Vincent Lambert de l'autre, se déchire toujours autour de son maintien ou non en vie. Dans sa lettre, François Lambert précise : "Rien ne bougera au CHU sans qu'une décision politique courageuse ne soit prise".