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Affaire Yanis : la maman "ne pouvait pas imaginer que son compagnon pourrait faire du mal à son fils"

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Dans la nuit du 5 au 6 février 2017, le petit Yanis, 5 ans, décédait sur les bords du canal à Aire-sur-la-Lys après avoir fait pipi au lit. Poursuivi pour meurtre, son beau-père plaide la thèse de l'accident, quant à sa maman qui n'est pas intervenue, elle dit avoir fait confiance à son compagnon.

Au troisième jour du procès devant les assises, la maman de Yanis raconte sa version de cette nuit tragique de février 2017
Au troisième jour du procès devant les assises, la maman de Yanis raconte sa version de cette nuit tragique de février 2017 © Radio France - Claire Mesureur

Pour la première fois depuis l'ouverture du procès, Emilie Inglard a pris la parole au cours de la troisième journée d'audience devant les assises du Pas-de-Calais à St Omer. "Je n'aurais jamais dû le laisser sortir cette nuit là, il était tard et il y avait école le lendemain", concède la jeune femme.

Et elle raconte que Julien Masson avait l'habitude, quand Yanis faisait une bêtise de sortir avec lui pour lui parler et lui faire la morale. Et cette nuit là, le petit garçon s'est réveillé un peu après minuit parce-qu'il avait fait pipi dans le lit qu'il partageait avec les deux adultes.

"Pour moi, c'est pas une bêtise de faire pipi au lit, mais Julien était convaincu qu'il le faisait exprès". Alors ils partent tous les deux, dans la nuit froide de ce mois de février. "D'habitude quand ils rentraient, Yanis allait bien, je n'avais donc aucune raison de m'inquiéter".

Une leçon de morale qui dure plus de deux heures

Emilie Inglard raconte qu'elle pensait qu'il s'agissait d'un simple petit tour et qu'ils seraient rentrés rapidement. Elle se rendort même sans s'inquiéter. Mais le petit tour dure plus de deux heures, et quand elle reçoit un SMS vers deux heures de Julien qui lui écrit "il est cuit, ça risque d'être plus long que prévu", la jeune femme lui répond: "c'est rien, ça lui remettra les idées en place"!

A la présidente qui lui demande ce qu'elle entendait par là, la jeune femme répond qu'elle ne se souvient plus et que "tout est flou" dans sa tête. "J'avais entièrement confiance en Julien, je n'avais aucune raison de m'inquiéter". 

Mais quand Julien revient au cabanon sur le bord du canal, Yanis ne respire plus, il est en arrêt cardiaque et en hypothermie. Les secours ne parviendront pas à le ramener à la vie.

Des constations incompatibles avec la thèse de l'accident

Et puis les médecins légistes relèveront sur le corps de l'enfant de nombreuses ecchymoses et une plaie à l'arrière du crâne. "Autant de constatations qui ne sont pas compatibles avec une simple chute accidentelle" comme le prétend Julien Masson.

L'enfant est mort des suites d'un traumatisme crânien et sans doute aussi d'hypothermie, sa température corporelle était passée sous la barre des 30 degrés. Ses vêtements étaient trempés, les analyses ont révélé qu'il s'agissait sans doute possible de l'eau du canal puisqu'on a retrouvé des algues microscopiques dans les échantillons.

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