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Faits divers – Justice

Agent de sécurité à Nancy, un métier "plus difficile" depuis l'attentat de Nice

lundi 25 juillet 2016 à 17:18 Par Angeline Demuynck, France Bleu Sud Lorraine

Depuis l'attentat du 14 juillet, les clients des sociétés de sécurité sont particulièrement exigeants. Mais selon un professionnel nancéien du secteur, les moyens en terme de droits et d'équipements ne suivent pas.

Les agents de sécurité ne portent ni armes ni gilets pare-balles
Les agents de sécurité ne portent ni armes ni gilets pare-balles © Maxppp - Le Parisien

Nancy, France

Benjamin Antoine emploie 80 agents dans son entreprise de sécurité basée à Nancy. Du personnel déployé dans les centres commerciaux, chez les particuliers, ou à l'occasion d’événements culturels ou sportifs, au Palais des sports de Gentilly pour les matches du Sluc Nancy Basket par exemple. Très sollicitée après les attaques de Paris au mois de novembre, son entreprise ne connait pas de pic d'activité depuis l'attentat de Nice. "Cela devient normal d'avoir des attentats", estime ce professionnel de la sécurité.

Mais depuis l'attaque du 14 juillet, le gérant de l'entreprise nancéienne constate une exigence plus grande de la part de ses clients : "Ils nous demandent de faire plus de choses - fouiller davantage les sacs, surveiller les sanitaires, avoir un œil plus attentif sur les personnes qui entrent etc. - mais avec les mêmes moyens."

"On est complètement démunis

Benjamin Antoine a écrit au Ministre de l'Intérieur, au Premier ministre et au président de Région l'hiver dernier pour demander des aides financières afin d'équiper ses agents de gilets pare-balles. "Aujourd'hui, un agent de sécurité en France n'a pas d'armes, pas de bombes lacrymogènes, pas de menottes ni de bâton, il a seulement sa tenue, sa carte professionnelle et son bagout", regrette-t-il. Et selon lui, rien n'a changé ces derniers mois : "on n'a aucune avancée législative en terme de droit ou de matériel".

"Potentiellement des terroristes en face de nous

Sans compter la pression psychologique que ressentent ses agents. Désormais, certains de ses salariés "perdent leur sang froid par rapport à certaines situations". La menace terroriste reste, dit-il "très présente dans la tête des agents et les perturbe au quotidien".