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Agression à Belfort le jour de Noël : deux jeunes mis en examen et placés sous contrôle judiciaire

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Le parquet de Belfort a ouvert ce lundi une information judiciaire après l'agression qui s'est produite à Belfort le jour de Noël. Deux jeunes, suspectés d'avoir participé aux violences, ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.

Justice (photo d'illustration)
Justice (photo d'illustration) © Maxppp - Maxppp

Une information judiciaire pour violence en réunion a été ouverte ce lundi après l'agression survenue le 25 décembre à Belfort consécutive à un message publié sur Snapchat, a-t-on appris de source judiciaire. Deux jeunes de 18 et 20 ans, suspectés d'avoir participé aux violences, ont été mis en examen ce lundi après-midi pour "violence en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité supérieure à 8 jours", puis placés sous contrôle judiciaire.

Vendredi dernier, un jeune Belfortain de 20 ans, de confession musulmane et fils de policiers avait déposé une plainte après avoir été agressé parce qu'il avait, selon lui, publié sur un réseau social une photo au cours d'un repas, le montrant en train de fêter Noël. Mais à ce stade de l'enquête, le parquet de Belfort ne confirme pas le motif religieux et rejette la thèse d'un "guet-apens".

La motivation religieuse non retenue

Après quatre jours d'enquête, "il ne peut être affirmé que la qualité de fils de policier serait à l'origine des violences", précise le parquet dans un communiqué. Après avoir vu la photo du plaignant sur Snapchat, "un de ses contacts, âgé de 18 ans, lui aurait demandé s'il fêtait Noël, sans allusion à une éventuelle pratique religieuse" et "la conversation aurait dégénéré d'invectives en injures" (voir échange en bas de l'article).

A la suite de ce message, un rendez-vous avait été fixé entre le jeune Belfortain, "accompagné de deux, voire trois personnes" et son contact Snapchat, accompagné pour sa part "de deux frères de 18 et 20 ans, et d'une troisième personne".

"Le déchaînement verbal puis le rendez-vous fixé semblent davantage relever d'une question d'égo, le plaignant estimant que son contact, moins âgé que lui, lui avait manqué de respect, et non pas d'une volonté d'imposer à autrui des convictions religieuses", affirme le parquet.

Deux versions s'opposent sur la rixe

Sur l'origine du premier coup porté, deux versions s'opposent. "Les auditions du plaignant et du contact laissent penser que le premier coup a été porté par l'un des frères, ces derniers affirment au contraire que le plaignant a porté le premier coup". Une fois au sol, le jeune Belfortain a en tout cas reçu plusieurs coups, le blessant au dos et au nez, ce qui lui a occasionné quatre jours d'ITT, selon le certificat médical remis ce lundi à la mi-journée au parquet.

"Le plaignant s'est délibérément présenté au rendez-vous pour régler ses problèmes -'comme un homme'-, il n'est donc pas permis d'affirmer qu'il serait tombé dans un guet-apens", tient encore à préciser le procureur.

L'auteur du message toujours pas identifié

Concernant l'injure à caractère racial publiée sur le réseau social ("sale blanc de merde"), l'auteur du message n'a toujours pas pu être "formellement identifié" à ce stade de l'enquête. Le contact titulaire du compte Snapchat affirme que ce compte "était utilisé par l'un des frères, ce que ceux-ci contestent", explique le parquet.

L'ouverture de l'information judiciaire vise donc notamment à identifier précisément l'auteur du message à caractère raciste. Deux autres protagonistes, voire même une troisième personne, restent à identifier dans cette affaire.

Le parquet déplore "des informations parcellaires ou inexactes"

  • Dans son communiqué, Eric Plantier, le procureur de la République de Belfort indique que les premières informations publiées ce week-end dans la presse étaient "parcellaires ou inexactes" et "susceptibles d'engendrer un trouble à l'ordre public", au regard de leur médiatisation et "des réactions exacerbées qui en sont la conséquence, y compris de la part de personnalités politiques et organisations syndicales".
  • Samedi soir, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en personne avait exprimé son indignation sur Twitter. Le beau-père du jeune homme blessé est policier à Belfort, sa mère est également policière et déléguée syndicale UNSA au commissariat de Mulhouse.

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Le parquet publie un extrait de l'échange ayant eu lieu sur le réseau social, avant la rixe :

Je vais te niquer ta mère la pute sale blanc de merde Jvais te montrer c'est quoi un vrai rebeu ptite salope (utilisateur du compte du contact)

Jcroi ta oublier chui ki Mais on va voir en face si t'assume tes paroles la comme un homme (plaignant)

Mais tu crois t'es qui ptit fdp t'es le fils d'un hnouch mais à part ça t'es qui heychik jvais ntm la pute tu verras (utilisateur du compte du contact)

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