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Faits divers – Justice
Dossier : Attaque à la préfecture de police de Paris

Agression mortelle à la préfecture de police de Paris : le point sur l'enquête

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Au lendemain de l'agression à la préfecture de police de Paris qui a fait cinq morts dont l'assaillant, le parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi de l'enquête vendredi. La piste de la radicalisation est désormais privilégiée.

Des policiers postés près de la préfecture de police de Paris après l'attaque qui s'est produite le 3 octobre 2019
Des policiers postés près de la préfecture de police de Paris après l'attaque qui s'est produite le 3 octobre 2019 © AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT

Paris, France

L'enquête ouverte après que quatre fonctionnaires ont été tués par un agent administratif armé d'un couteau, jeudi, à la préfecture de police de Paris, est désormais entre les mains du parquet national antiterroriste (Pnat). Les enquêteurs, qui avaient d’abord évoqué un conflit personnel, privilégient maintenant la piste de la radicalisation. Voici ce que l'on sait des investigations confiées à la brigade criminelle, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en co-saisine.

La piste de la radicalisation privilégiée, le parquet antiterroriste saisi

"Aucune hypothèse" n'est exclue a indiqué le préfet de police de Paris, Didier Lallement, devant les médias vendredi après-midi.

Puis le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé que l'enquête, diligentée jusqu'alors par le parquet de Paris, était reprise sous les qualifications d'"assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Plusieurs éléments recueillis par les enquêteurs laissent penser que le meurtrier, Mickaël H., informaticien employé de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) âgé de 45 ans, s'était radicalisé. L'homme, qui s'était converti à l'islam il y a au moins un an et demi, avaient parmi ses fréquentations des personnes appartenant à la mouvance salafiste a appris l'AFP de sources proches du dossier. L'exploitation de son téléphone a par ailleurs mis les enquêteurs sur la piste de la préparation d'un acte violent.

Mickaël H. qui avait notamment pour mission le recueil d'information sur la radicalisation jihadiste avait en outre acheté le couteau de cuisine le jour même de l'attaque, accréditant l'hypothèse d'un acte prémédité.

L'épouse toujours en garde à vue, les auditions se poursuivent

La garde à vue de son épouse a été prolongée vendredi. Devant les enquêteurs, cette dernière a évoqué le "comportement inhabituel et agité" de son mari la veille de son passage à l'acte. Il aurait affirmé avoir des visions et entendre des voix. D'après Le Parisien et franceinfo, les investigations ont aussi révélé qu'il avait adressé à sa femme un SMS évoquant un achat de couteau le matin même de l'attaque. Elle lui a répondu : "Seul Dieu te jugera".

Toujours selon son épouse, il était en désaccord avec sa hiérarchie. Sourd à 70%, il avait le sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur et de ne pas avoir la progression qu'il méritait. 

Les perquisitions menées jeudi au domicile du couple n'ont en revanche pas révélé d'éléments accréditant l'hypothèse d'une radicalisation violente.

De très nombreuses auditions, de membres de l'entourage professionnel, familial et du voisinage ont eu lieu jeudi et se sont poursuivies vendredi.

Les conditions de sécurité à la préfecture "ne sont pas en cause"

"Cette tragédie est d'autant plus terrible (...) qu'elle a été portée par l'un d'entre nous", a souligné le préfet Lallement, qui a tenté de prévenir toute polémique sur les procédures de contrôle à la préfecture de police. Selon lui, les conditions de sécurité à l'intérieur de la préfecture "sont absolues" et "ne sont pas en cause".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d'État Laurent Nuñez se sont de nouveau rendus auprès des personnels touchés par ce drame vendredi. Une minute de silence a été respectée dans la cour de la préfecture.

Une femme toujours hospitalisée 

Mickaël H. a tué quatre fonctionnaires : trois hommes et une femme. Damien, 50 ans, était major de police. Brice et Anthony, tous deux âgés de 38 ans, travaillaient, comme l'assaillant, à la Direction du renseignement. L'un était gardien de la paix, l'autre agent administratif. La quatrième victime, Aurélie, 39 ans, était gardienne de la paix à la Direction de la sécurité de proximité.

Une employée des ressources humaines est toujours hospitalisée mais son pronostic vital n'est plus engagé. Un autre fonctionnaire blessé a lui aussi été conduit l'hôpital, sans pronostic vital engagé.

  - Visactu
© Visactu
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