Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Agression à la préfecture de police de Paris : qui était l'assaillant ?

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Paris

Un agent de la préfecture de police de Paris a agressé jeudi plusieurs fonctionnaires à l'arme blanche, tuant quatre d'entre eux avant d'être abattu. Décrit comme un employé sans histoire, cet homme de 45 ans a eu des visions et a entendu des voix la nuit précédant son acte, selon sa femme.

 La Préfecture de police de Paris, après l'attaque au couteau, ce jeudi.
La Préfecture de police de Paris, après l'attaque au couteau, ce jeudi. © Maxppp - Alexis Sicard

Paris, France

Quatre fonctionnaires ont été tués par un agent administratif à la préfecture de police à Paris, ce jeudi. L'homme, armé d'un couteau, a ensuite été abattu. Une enquête a été ouverte pour "homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "tentatives d'homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Elle est confiée à la brigade criminelle et l'inspection générale de la police nationale. 

Un "employé modèle, sans histoire"

L'homme, âgé de 45 ans et né à Fort-de-France, était un adjoint administratif (catégorie C), employé comme informaticien au sein de la Direction du renseignement. 

Sourd, il travaillait à la préfecture de police de Paris depuis 2003, a précisé Christophe Castaner. L'homme s'était converti à l'islam il y a 18 mois selon l'AFP, mais aucun lien n'est établi entre sa conversion et son acte ont indiqué des sources proches du dossier à franceinfo.

C'était un "employé modèle, sans histoire" a indiqué Yvan Assioma, secrétaire régional du syndicat de police Alliance. Il avait "plus de 20 ans de maison" a ajouté Loïc Travers, secrétaire national adjoint Ile-de-France du syndicat Alliance. Il n'avait "jamais présenté de difficulté comportementale", ni "le moindre signe d'alerte", a confirmé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Des motivations incertaines

On ne sait pas précisément ce qui a motivé son geste. Le parquet de Paris, et non le parquet antiterroriste, a ouvert une enquête pour "homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "tentatives d'homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Dans un communiqué, le syndicat Unité SGP-Police a estimé qu'il s'agissait d'un "drame purement humain, qui n'a rien à voir avec (le) métier (de policier), aurait pu se produire dans n'importe quelle entreprise, n'importe quel lieu de travail". Les enquêteurs travaillent sur la piste d'un conflit personnel.

Des visions et des voix la nuit précédente, un conflit avec sa hiérarchie

L'assaillant a eu des visions et a entendu des voix la nuit qui a précédé son passage à l'acte, a déclaré sa femme pendant la garde à vue a appris franceinfo de source proche de l'enquête. Toujours selon elle, il était incohérent et a décrit aux enquêteurs un "comportement inhabituel et agité".

D'après franceinfo, son, épouse a également déclaré qu'il était en désaccord avec sa hiérarchie. Sourd à 70%, il avait le sentiment de ne pas être reconnu par la hiérarchie à sa juste valeur et de ne pas avoir la progression qu'il méritait.

Interrogée par franceinfo, une ex-collègue de l'homme qui a travaillé avec lui le présente comme "introverti", "gentil" et qui parfois "n'était pas pris au sérieux". 

Une perquisition a été menée au domicile du fonctionnaire, un immeuble de cinq étages dans une petite résidence calme à Gonesse (Val-d'Oise). 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu