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Faits divers – Justice

Agression à Ajaccio : les pompiers blessés veulent retravailler, les nationalistes appellent à l'apaisement

lundi 28 décembre 2015 à 17:13 Par Marina Cabiten, France Bleu

"On continuera d'intervenir, on va pas avoir peur" : Nicolas Loca, pompier blessé à l'oeil la veille de Noël lors d'une embuscade tendue dans une cité d'Ajaccio, s'est dit lundi "dégoûté" mais impatient de reprendre du service. Les dirigeants nationalistes de la région se sont rendus à la caserne.

Drapeau corse devant la préfecture à Ajaccio
Drapeau corse devant la préfecture à Ajaccio © Maxppp

Blessé à la cornée par un éclat de verre, ce pompier volontaire de 25 ans s'est vu prescrire 8 jours d'interruption du temps de travail (ITT). Il était lundi avec ses collègues qui ont vu défiler les responsables corses à la caserne principale d'Ajaccio, pour témoigner leur soutien aux pompiers. 

"Quelques pierres et ensuite... le déluge"

"C'est le première fois qu'on subit ça", témoigne Nicolas Loca : "Jusque-là j'avais vu deux trois pierres (lancées sur des pompiers lors d'interventions), mais sans plus... Là, c'était plus que de la violence. De la haine", poursuit-il. "On a commencé à prendre quelques pierres et ensuite, c'était le déluge. Des pierres, des barres de fer...", se remémore le pompier. La décision est alors prise de quitter les lieux. "C'est là qu'on s'est fait bloquer", relate le jeune volontaire. 

On s'est pris plusieurs insultes, 'sales Corses', 'vous êtes pas chez vous, ici'  

Le quartier populaire où a eu lieu l'embuscade, les Jardins de l'Empereur, est "le plus tendu d'Ajaccio", selon ce pompier. Mais "on continuera d'intervenir, on va pas avoir peur. On va pas s'arrêter sur ça (et) on ne va pas laisser la population sans pompiers". 

Appel à l'apaisement des nationalistes

Les nouveaux dirigeants nationalistes de Corse ont fermement condamné lundi les manifestations racistes du week-end à Ajaccio, aux "antipodes" de leur conception de l'île, et ont appelé à "l'apaisement". Les indépendantiste Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni se sont rendus lundi à la caserne concernée. Selon ce dernier, "il y a un certain nombre de groupuscules d'extrême droite qui s'agitent en Corse depuis quelques mois", mais "il s'agit d'idéologies importées, qui n'ont rien a voir avec notre pensée politique, notre culture". 

Deux gardes à vue en cours

Les violences de la nuit de Noël à Ajaccio, parmi lesquelles notamment l'agression de cette caserne, ont déclenché les jours suivants une série de manifestations et débordements racistes qui ont déclenché une enquête judiciaire. En fin de journée lundi, deux gardes à vue étaient toujours en cours. Un proche d'un autre suspect, en fuite, a été entendu comme témoin.