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Faits divers – Justice

Agression après un match de football à Saint-Étienne : les motifs restent flous

lundi 5 novembre 2018 à 21:15 Par Mathilde Montagnon, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

L'enquête se poursuit après l'agression d'un joueur de football de l'ASPTT Villars. Selon le Procureur de la République de Saint-Etienne, en l'état actuel de l'enquête, ce n'est pas parce que la victime fait partie de la police qu'elle a été agressée. Mais tous les témoins n'ont pas été entendus.

Les terrains de football de l'Étivallière à Saint-Étienne où l'agression a eu lieu.
Les terrains de football de l'Étivallière à Saint-Étienne où l'agression a eu lieu. © Maxppp -

Saint-Étienne, France

Il s'agit d’être prudents dans cette affaire et peut-être patients également. Les termes du Procureur de Saint-Étienne sont clairs :  "la motivation des agresseurs ne parait pas être liée à la qualité professionnelle de la victime en l'état actuel de l’enquête".  Concrètement, ce n'est pas forcément parce que le joueur de l'ASPTT est un policier qu'il a été tabassé comme l'a affirmé le syndicat Alliance dès samedi soir. Mais ce n'est pas à exclure définitivement non plus. Car tous les témoins n'ont pas encore été entendus.  

Et puis certains protagonistes de ce match se sont rétractés lors de leur audition. Des souvenirs qui deviennent flous : ils étaient certains d'avoir entendu des menaces liées à la profession de la victime. Ce n'est plus le cas désormais. Pourquoi ? On ne sait pas.  

Savoir si c'est en tant que policier ou en tant que joueur de foot que la victime a été agressée n'est pas un détail. Cela change la qualification juridique des faits et donc le quantum des peines encourues.

Lundi soir, la Ligue de football Auvergne-Rhône-Alpes a tenu une réunion pour faire le point. Elle va mener sa propre enquête. Mais pour le président du district de la Loire, Thierry Delolme, qui assistait à cette réunion, il faut faire attention, de façon plus générale, à la fracture entre clubs de ville et clubs de village qui en train de se créer des deux côtés.

Thierry Delolme, président du district de football de la Loire

L'ASPTT Villars, de son côté, a réagi via un communiqué : elle attend les conclusions de l’enquête sur les causes de l'agression.  Et elle dénonce l'agression d'un joueur (quelles qu'en soient les raisons) en marge d'une rencontre sportive.