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Faits divers – Justice

Agression au couteau à Villeurbanne : l'assaillant mis en examen pour assassinat et tentatives d'assassinat

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu Isère, France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Pays de Savoie

Le suspect de l'attaque au couteau de samedi à Villeurbanne est un Afghan de 33 ans. Il avait obtenu l'asile en France en 2018 sous le statut spécifique de la "protection subsidiaire". Il a été mis en examen pour assassinat et tentatives d'assassinat ce lundi selon franceinfo.

L'attaque au couteau a fait un mort et huit blessés, samedi.
L'attaque au couteau a fait un mort et huit blessés, samedi. © AFP - Philippe Desmazes

Villeurbanne, France

Le principal suspect de l'attaque au couteau qui a fait un mort et huit blessés samedi à Villeurbanne a été mis en examen pour assassinat et tentatives d'assassinat ce lundi selon franceinfo. Le parquet de Lyon a requis sa détention provisoire. La garde à vue de cet Afghan de 33 ans s'est terminée ce lundi à 17h.

Ce suspect est un Afghan de 33 ans qui avait obtenu l'asile en France en 2018 sous le statut spécifique de la "protection subsidiaire", a appris l'AFP auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). L'homme, qui a partiellement reconnu les faits après l'attaque qui a notamment coûté la vie à un jeune homme de 19 ans, était connu sous plusieurs identités et trois dates de naissance, avait expliqué ce week-end le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet.

Un statut qui permet l'octroi d'une carte de séjour d'un an

Arrivé en France en 2016 "sans famille", il a obtenu en mai 2018 la "protection subsidiaire" de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) "en se présentant comme étant né en 1986", ce qui correspond à l'un des âges (33 ans) sous lequel il était connu des autorités, selon le directeur de l'OFII. La protection subsidiaire est accordée, selon l'Ofpra, à "toute personne dont la situation ne répond pas à la définition du statut de réfugié mais pour laquelle il existe des motifs sérieux et avérés de croire qu'elle courrait dans son pays un risque réel de subir" une atteinte grave, comme la peine de mort, la torture, ou une "menace grave et individuelle contre sa vie" en raison "d'une situation de conflit armé".

Il possédait, comme toute personne placée sous ce statut, une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an renouvelable. Sa carte devait expirer en 2020, laissant penser qu'elle a pu déjà être renouvelée au moins une fois depuis son obtention en 2018. Depuis 2018, il était toujours hébergé dans un centre pour demandeurs d'asile même si son statut ne le permettait plus, toujours selon le directeur.

Le parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi

Aucun élément laissant apparaître une éventuelle radicalisation n'a été trouvé au domicile du suspect lors de la perquisition menée dans un centre d'hébergement pour réfugiés où il vivait, à Vaulx-en-Velin. Le parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi dans cette affaire même s'il suit la situation de près, a expliqué le représentant du parquet de Lyon. 

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