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Faits divers – Justice

Agression d’un joueur de foot à Saint-Étienne : un an ferme pour les quatre hommes et beaucoup de policiers à l'audience

vendredi 23 novembre 2018 à 19:54 - Mis à jour le samedi 24 novembre 2018 à 11:12 Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire

Les quatre joueurs d'une trentaine d'années étaient jugés,ce vendredi 23 novembre, pour avoir roué de coups un policier en civil après un match, le 3 novembre à Saint-Étienne. Condamnés à un an de prison ferme, ils sont également interdits d'enceinte sportive pour une durée de cinq ans.

La salle d'audience était encore pleine à craquer au moment du délibéré.
La salle d'audience était encore pleine à craquer au moment du délibéré. © Radio France - SM

Saint-Étienne, France

Quatre joueurs de football de l’AB Terrenoire ont été condamnés vendredi 23 novembre pour agression sur un terrain de football. Ils écopent tous d'un an ferme de prison et d'un an de mise à l'épreuve.

Les faits s'étaient déroulés le 3 novembre lors d’un math qui s’est joué face à l’ASSPTT Villars sur un des terrains de l’Etivallière. Un homme, policier à la Bac de profession,  avait été roué de coups et touché principalement au visage. Dans un premier temps, il devait être opéré mais finalement les médecins ont estimé que ce n’était pas nécessaire. L’homme a plus de 30 jours d’incapacité de travail.  

D’un côté des policiers de l’autre des jeunes de Terrenoire  

L’audience a en tout cas été très tendue, avec une salle pleine à craquer. D’un côté, des policiers en civils (au moins une cinquantaine ) et de l’autre des jeunes venus de Terrenoire pour défendre les prévenus. La présidente a demandé le calme a plusieurs reprises. Elle a commencé les débats, en insistant : la qualité de policiers de la victime n’a pu être retenue comme circonstances aggravantes. 

L’audition d’une quarantaine de témoins n’a jamais pu montrer que les agresseurs savaient que la victime travaillait à la BAC. Elle dit même "Le tribunal tente alors, lors de cette longue audience de démêler les fils. Qui a fait quoi entre les numéros 3, 4, 6, 8 (numéro de maillot des joueurs) ? Que se passe-t-il vraiment lors des quelques minutes où tout dérape après le coup de sifflets final ?". Malgré une audience très bien menée, il reste beaucoup de zones d’ombres. 

Lynchage  

Un des moments très forts a été l’audition de la victime. Le policier qui raconte avoir fait du foot depuis l’âge de cinq ans dit "Je n’ai rien pu faire. Et aujourd’hui il me font passer pour un voyou en disant que j’ai participé à une bagarre. Je n’ai peut-être plus de cicatrices mais les conséquences sont lourdes" dit l’homme qui va baisser la tête pendant le plus grande partie de l’audience.  

Pour le procureur de la République, David Charmatz, c’est beaucoup plus simple : il parle de lynchage. Pour lui la préméditation d’un des auteurs ne fait pas de doute. Il demande des peines très lourdes : deux ans ferme pour trois prévenus et quatre ans ferme contre le dernier. 

Zinedine Zidane  

Les avocats de la défense insistent sur les auditions des témoins très contradictoires. Deux d’entre eux évoquent aussi la figure de Zidane, héros français, qui perd son calme en final de la coupe du Monde en 2002 face à l’Italie.  Lors de l’audience, le parquet mais aussi la partie-civile ont estimé que les instances du football amateur dans la Loire n’ont pas fait assez en amont, pour éviter cet incident. Notamment parce que le club était connu pour des violences répétées, et que beaucoup d’équipes ne voulaient plus jouer contre l’AB Terrenoire.