Faits divers – Justice

Agression d'un prof à Strasbourg: "tout l'établissement est sous le choc"

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass mercredi 19 octobre 2016 à 9:03

Contrôles de sécurité renforcés au lycée Oberlin à Strasbourg.
Contrôles de sécurité renforcés au lycée Oberlin à Strasbourg. © Radio France - Céline Rousseau

"On n'acceptera pas l'entrée de la violence à l'école": après l'agression d'un enseignant au lycée Oberlin ce lundi à Strasbourg, le secrétaire académique de l'Unsa dans le Bas-Rhin réagit. David Grisinelli enseigne lui aussi dans cet établissement.

"On n'a jamais vécu dans notre établissement des actes d'une violence pareille, des conflits il en existe partout, mais d'une telle violence non," David Grisinelli, secrétaire académique de l’Unsa, et enseignant au lycée Oberlin revient sur l'agression dont a été victime un de ses collègues dans sa salle de classe, lundi. "Les enseignants, les équipes, tous les personnels sont sous le choc."

Le tout sécuritaire n'est pas la solution"

Pour lutter contre la montée de la violence dans les établissements scolaires, les enseignants d'Oberlin veulent aller plus loin que de simple mesures de sécurité. "On demande que se mettent en place des temps de réflexion, il faut trouver de nouvelles solutions contre les incivilités qui sont de plus en plus nombreuses. Un lycée c'est comme une société. Le tout sécuritaire n'est la pas seule solution. Des dispositifs de sécurité sont nécessaire, mais il faut aussi passer par la pédagogie, réfléchir aux relations avec les parents."

L'école n'est pas responsable de tout"

"On n'acceptera pas l'entrée de la violence à l'école, on fera tout ce qui est possible", martèle David Grisinelli. Selon lui, il faut prendre du recul sur les méthodes nouvelles, en particulier sur celles mises en place dans les quartiers prioritaires, les évaluer pour savoir ce qui fonctionne. "Il faut qu'on se mette autour d'une table et qu'on réfléchisse à quoi faire. Mais pas seulement nous, dans les établissements, on n'est pas responsable de tout, on n'est pas responsable des ghettos. Des aides sociales ont été enlevées, on se retrouve avec des jeunes qui ne peuvent pas manger."

Les personnels du lycée Oberlin veut maintenant demander un temps pour permettre à tous d'exprimer leur souffrance et "d'essayer ensemble de trouver de nouvelles solutions, et d'entrer dans une nouvelle relation avec les élèves."

Ecoutez l'interview en intégralité de David Grisinelli

Ecoutez aussi l'interview avec la rectrice de l'académie de Strasbourg, Sophie Béjean

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