Faits divers – Justice

Agression d'une surveillante dans un lycée d'Abbeville : un jeune condamné à deux mois de prison avec sursis

Par Anne Tréguer, France Bleu Picardie mercredi 27 septembre 2017 à 12:15

Le Palais de Justice d'Amiens
Le Palais de Justice d'Amiens © Radio France

Un ancien élève du lycée professionnel Boucher-de-Perthes d'Abbeville a été condamné mercredi à deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Amiens pour avoir agressé une surveillante de l'établissement le 5 septembre dernier alors qu'il venait y chercher sa copine.

Un ancien élève du lycée professionnel Boucher-de-Perthes d'Abbeville a été condamné mercredi à deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Amiens pour l'agression d'une surveillante de l'établissement. Il devra aussi effectuer 105 heures de travaux d'intérêt général et verser 600 euros à sa victime.

Le 5 septembre dernier, il s'était introduit dans le lycée pour venir chercher sa petite amie. La surveillante lui avait demandé de quitter les lieux. Le jeune homme avait alors refusé et il l'avait frappé violemment.

Enzo, 18 ans, est très jaloux et très impulsif et n'a pas supporté que sa copine ne réponde pas à ses appels et textos. "59 appels et SMS en quelques heures ", précise la présidente du tribunal correctionnel pendant l'audience

Le jeune homme ne supporte pas que sa petite amie parle ou regarde d'autres garçons

Ancien élève du lycée professionnel Boucher-de-Perthes, le jeune homme avait déjà empêché sa copine de faire sa rentrée le lundi 4 septembre, tout simplement pare qu'il ne supporte pas qu'elle regarde ou parle à d'autres garçons.

"Moi je ne parle pas filles", rétorque t-il à la barre. "Est-ce une raison pour s'introduire dans votre ancien lycée, frapper une surveillante et forcer votre petite amie à vous suivre ?" , interroge la présidente. Enzo ne répond pas franchement et s'exprime difficilement.

Le jeune homme a reconnu devant les enquêteurs ou devant un médecin expert qu'il voulait protéger sa copine à qui on cherchait des noises, la surveillante s'est interposée entre eux.

Sa petite amie se sentait menacée

La jeune lycéenne précisera aux enquêteurs qu'Enzo n'a pas accepté de se faire repousser par une femme et qu'elle avait peur de lui. Elle se sentait menacée et c'est pour cette raison que le mardi 5 septembre dans la matinée elle était dans le bureau de la surveillante.

A la suite de son agression, la surveillante s'était vu prescrire par le médecin un arrêt de travail de huit jours. Elle avait porté plainte.