Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Agression de Bernard Magrez à Bordeaux en 2018 : "Mon problème est de savoir qui m'a trahi"

-
Par , France Bleu Gironde

Le procès des cambrioleurs présumés de Bernard Magrez et sa femme en 2018 dans leur maison, s'est ouvert ce mardi devant le tribunal de Bordeaux. Menacés, séquestrés et ligotés par des hommes repartis avec des montres bijoux et une voiture, alors qu'ils espéraient trouver beaucoup d'argent liquide.

Bernard Magrez au tribunal de Bordeaux entouré de ses deux avocats, Pierre et Christian Blazy
Bernard Magrez au tribunal de Bordeaux entouré de ses deux avocats, Pierre et Christian Blazy © Radio France - Stéphanie Brossard

"Ce dossier est confus. Il n'y a pas de preuves accablantes". C'est par ces mots que le président du tribunal de Bordeaux a ouvert le procès qui doit durer jusqu'au vendredi 30 avril, avant de se lancer dans un très long et méthodique exposé des faits et de l'enquête sur ce cambriolage violent dans la maison de Bernard Magrez dans la nuit du 11 au 12 janvier 2018 à Bordeaux. Ils sont six prévenus : un Girondin de 48 ans poursuivi pour complicité, trois de ses beaux-frères résidant en région parisienne et deux autres hommes, qui seraient venus également de région parisienne. Tous nient leur participation.

Venus en Gironde, non pas pour un cambriolage mais pour régler un compte

Pas de traces laissées par les voleurs. Mais une piste exploitée à partir de la Range Rover volée et abandonnée à Léognan a permis aux enquêteurs de remonter jusqu'aux six prévenus : des téléphones qui bornent en Gironde pour les trois beaux-frères soupçonnés de vol et séquestration, ou la voiture de l'un d'eux flashée sur l'A10 entre Paris et Bordeaux quelques heures avant l'agression. "Oui, on est venu. Mais pour régler son compte au mari de notre sœur (habitant en Gironde), parce qu'il a eu un mauvais comportement avec elle" a raconté l'un des six, ce mardi, devant le tribunal après avoir livré cette version et d'autres, durant l'instruction. "Sauf que votre sœur n'a pas fait état d'un conflit ?" lui renvoie le président. "Vos propos et vos déclarations sont incohérents", ajoute le procureur. "Pourquoi croyez vous plus mon beau-frère qui nous charge aujourd'hui avec cette histoire de cambriolage, et qui a changé cinq ou six fois de version... Et pas moi, quand je vous dis que je n'ai rien à voir avec tout ça ?" Le procureur insiste. "Vous avez louvoyé, et pleuré devant le juge d'instruction... et maintenant vous dites quoi ? Que j'étais à Bordeaux, oui, et que mon beau-frère qui se dédouane aujourd'hui, a parlé  de cette affaire avec un autre, quand on y était, et j'ai l'impression qu'il n'est pas impossible que cet homme ait un rapport avec les faits !".

Des prévenus qui affirment ignorer qui est Bernard Magrez

Un peu plus tôt à la barre, le seul homme vivant en Gironde, poursuivi pour complicité dans ce dossier, est revenu sur ses déclarations qui ont évolué au cours de l'instruction. Pour dire qu'il n'était pas le sixième homme qui faisait le guet à l'extérieur, pendant que les cinq autres cherchaient l'argent dans la maison.  Et qu'il n'avait pas eu l'idée non plus, de ce coup, en voyant à la télé, Bernard Magrez, faire un don de 300 000 euros à l'Institut Bergonié. D'ailleurs, il ne savait même pas qui était l'homme d'affaires à l'époque. Il reconnaît simplement avoir hébergé ses trois beaux-frères qu'il a vus débarquer de région parisienne, avec deux autres hommes. Sans poser de questions

"Les gens qui sont entrés savaient tout sur moi" - Bernard Magrez

Est-ce la vérité, toute la vérité ? Question qui hante Bernard Magrez, impassible, très attentif durant cette première journée d'audience. Lui voudrait que ce procès accouche du nom des instigateurs de l'agression. "Les gens qui sont rentrés, savaient tout sur moi. Mon problème est de savoir qui m'a trahi dans ma maison". Bernard Magrez a maintenu ce mardi à la barre avoir reconnu l'un des agresseurs qui avait retiré un temps sa cagoule la nuit de l'agression.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess